Bienvenue

Garder la trace des jours qui passent....

Noter ses réflexions,impressions, réactions aux faits, évènements du quotidien.

Les échanger, les partager, les discuter.

Tout cela est possible aujourd'hui, quelle que soit  l'heure, l'endroit, l'humeur....

C'est pourquoi j'ouvre ce blog aujourd'hui dans l'esprit de notre temps:spontanéité, réactivité,franchise et tolérance dans le débat.

Vous êtes cordialement invité(e) à y participer.

Francis Girault

Dimanche 24 février 2008
SEMAINE 8 ( du 18 au 23 février 2008)




1.Suspension...Retenue...Recentrage


Le temps a l'air d'être suspendu.

Le président de la République a tellement occupé l'espace médiatique que  sa soudaine  retenue laisse un vide que  jusqu'à cette heure personne ne remplit.

Suspension simplement temporaire dans l'attente du résultat des municipales?

Constat que le verbe ne marche plus ? proposition aussitôt contestée du devoir de mémoire de la Shoah confié aux enfants, timidité du projet d'un fonds de réindustrialisation, vives réactions aux propos de sa directrice de cabinet sur les sectes, levée de bouclier contre la saisine de la Cour de Cassation pour éviter que la loi récemment votée pour le suivi après leur sortie des condamnés pour crimes pervers  ne s'applique qu'à partir de 2023!... ou marche à côté? injure inacceptable lancée à un individu au Salon de l'Agriculture qui refusait de lui serrer la main....

La magie n'opère plus. La machine est déréglée. Tout se transforme en problèmes.
Les médias sont déboussolés et tiennent la plume ou le micro en l'air n'osant plus en rajouter dans le lynchage mais impuissant à discerner dans quelle direction entraîner une opinion publique qui a largement perdu sa capacité à se former un avis toute seule.

Volonté de recentrage sur l'essentiel?

Le niveau de bonnes appréciations des sondages dont bénéficie le premier ministre montre assez clairement ce que veut le pays ; que les politiques et le premier d'entre eux travaillent sur les sujets qui les intéressent au premier chef: l'amélioration de leur niveau de vie.
Le pays n'a pas besoin ( en ce moment!) de rêves, ni de vastes perspectives, ni de donner des leçons au reste du monde. Il veut prosaïquement, simplement, laborieusement si il le faut, gagner plus et améliorer son quotidien..

C'est ce que le président lui a promis. Il faut désormais qu'il se concentre sur ce seul objectif et montre aux Français qu'il s'y consacre pleinement.

Les vents sont contraires: augmentation des prix, ralentissement de la croissance, réformes qui ne produisent pas d'effets visibles.
La tâche est rude et moins exaltante que de parcourir la planète pour expliquer au monde combien nous sommes géniaux.
Mais clairement ce que veut le pays, c'est sortir de cette spirale qui colore son quotidien en gris, parce que la contrainte économique paraît trop forte pour beaucoup .

Le temps est désormais compté pour inverser la glissade.
L'après municipales sera décisif.

2.Nouvelles de la campagne.

La semaine commence par un contretemps fâcheux: le magazine édité par le Conseil Général fait une erreur et indique le canton de Saint Georges les Baillargeaux comme n'étant pas renouvelable !!!

Confusion supplémentaire. J'ai déjà beaucoup de mal à faire comprendre que le 9 mars il y a deux élections: les municipales et les cantonales et qu'au surplus, il n'y aura qu'un tour aux municipales puisqu'il n'y a que deux listes !

Les rectifications nécessaires vont être faites. J'aurai apprécié un mot du président du Conseil Général.

Beaucoup de visites avec ma suppléante, de commerces, d'entreprises et de personnes. Tour du marché à  Jaunay-Clan. Crèche à Dissay. Réunions chez des particuliers.
Les vacances se font sentir au travers d' un certain nombre d'absences.

Je continue à collecter de nombreuses informations. Le ralentissement est ressenti depuis plusieurs mois traduisant concrètement le malaise exprimé ci dessus, quelque soit la taille du commerce ou de l'entreprise.

La question sur le bassin de Saint Cyr revient souvent, montrant  une attente effective.

Les campagnes municipales commencent à se durcir. On sent que les échéances se rapprochent.


3.Une bonne nouvelle

Après la sélection du Pays au titre du programme européen Leader, une autre bonne nouvelle.

L'arrêté préfectoral créant le syndicat mixte d'études et de réalisation Codeval a été signé cette semaine.

La base juridique existe désormais pour mettre en oeuvre le projet de traitement des ordures domestiques pour le nord du département, destiné à remplacer le centre d'enfouissement des Millas.

En raison des défections de quelques partenaires, il a fallu consulter à trois reprises près d'une centaine de communes. Ouf, nous y sommes parvenus, avant que les élections ne modifient à nouveau la composition des conseils.

Le temps est compté, la nouvelle unité devant démarrer avant la fin de 2011. Et outre les questions techniques restant à résoudre, il faut trouver la meilleure implantation.

Quelques beaux problèmes en perspective pour les futurs élus.


                                                                             Francis Girault

                                                                                   

par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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Lundi 18 février 2008

SEMAINE 7 (du 10 au 16 février 2008)


1.On lèche, on lâche, on lynche.

Ainsi va la vie médiatique aujourd'hui.
L'exposition médiatique est inévitable d'une part, indispensable d'autre part.
Elle conduit à ce cycle de plus en plus ressérré dans la durée: l'ascension au pinacle, le doute qui s'insinue, la descente aux enfers.
C'est ce que vivent aujourd'hui le Président de la République ou encore le PDG de la Société Générale.

Rares sont ceux qui, exerçant des responsabilités importantes,  peuvent aujourd'hui cultiver la discrétion, éviter de devenir un objet de curiosité publique et échapper à ce terrifiant enchaînement.

C'est vrai des politiques : la notoriété leur est indispensable  pour tout simplement exister. Un  politique dont on ne parle pas n'existe pas.

C'est vrai des hommes d'entreprises cotées : une partie de leur temps est consacrée à convaincre actionnaires, investisseurs, banquiers de leurs talents managériaux et de leurs capacités à créer de nouvelles richesses.

C'est vrai des sportifs, artistes et autres "people" dont la valeur marchande est directement indexée sur l'audimat.

Le flux d'informations que chacun  d'entre nous recevons au quotidien est devenu tellement considérable que pour que quelques unes aient une chance de nous atteindre, elles doivent être de plus en plus massives, simplifiées et toucher le coeur, l'estomac ou carrément le dessous de la ceinture.

Gérer son image est devenu un impératif  vital.
Ne pas en faire assez et c'est l'indifférence. En faire trop et c'est le risque de la surexposition.

Le bon réglage est difficile, surtout en France, pays dans lequel le critère de l'action concrête et du résultat pratique n'est pas le plus valorisé.
Le bon mot, la petite phrase, le copinage ( pardon, le "réseau" en langage politiquement correct) demeurent des recettes plus efficaces et moins astreignantes.


Il reste à notre président qui fut un "communicateur " hors pair quand il était ministre- candidat puis pendant la campagne des présidentielles, de montrer comment il peut restaurer son image qu'il a si vite et si allègrement consumée.

C'est possible. Il en a le temps et le talent.
Voir Clinton qui s'est révèlè un maître en matière d'acrobaties médiatiques.

Mais pour cela il vaut mieux donner au pays ce qu'il veut : un avenir plus solide.
C'est à dire le 3% de croissance promis qui, seul, permet de régler nombre de problèmes.

C'est à dire une vraie stratégie économique, claire et concrète, comprise du plus grand nombre parce que solide et appliquée avec constance et rigueur.

Alors le pays reprendra confiance en son président mais surtout en lui-même, saura faire preuve de patience pour engranger les résultats s'il se sent sur la bonne pente et affrontera les réformes avec audace et volonté de changer.

C'est encore possible après les élections.
Mais c'est la dernière chance... avant l'assoupissement qui, faute du sursaut salutaire tant attendu, nous conduira au prochain dérapage.

2.Nouvelles de la campagne

Les boites à lettres se remplissent, la nervosité gagne, la spéculation va bon train, les esprits s'échauffent, les espoirs succèdent aux angoisses et réciproquement, les rumeurs circulent, les programmes font de la surcharge pondérale ( je lis des 40 engagements, 50 engagements...ceci pour six ans, soit de 7 à 8 engagements tenus par an ou un engagement rempli sans discontinuer tous les mois et demi !).

Bref, nous sommes au coeur de la campagne municipale et cantonale.

Ces moments sont une fête de la démocratie : chacun sent directement l'utilité, l'intérêt et le pouvoir de sa voix. Et il le fait sentir plutôt nettement au candidat. Qui, lui, mesure à quel point il est là pour d'abord répondre à cette multitude d'attentes qui s'expriment dans ces rencontres fortement concentrées dans le temps.

Fascinant exercice duquel se dégagent progressivement des lignes de force faites d'un mélange de constantes et d'évolutions souhaitées.
Toujours cette recherche de l'équilibre dans le mouvement ou de la dynamique sans heurt. Et pourquoi pas ?

Je pénètre dans de nombreux intérieurs. Je suis frappé de constater à quel point nous sommes devenus attentifs au confort et à l'entretien de nos habitations. C'est dans le niveau de l'équipement domestique que l'on mesure la progression des qualités de vie au quotidien.

Un journaliste économique citait récemment une étude selon laquelle, au cours du 20ème siècle, le niveau de vie a été multiplié dans les économies occidentales par 7 par siècle! C'est à dire que nous vivons sur des standards 7 fois plus élevés en moyenne que nos grands-parents et ce malgré ( et il faut le reconnaître en partie à cause de) deux conflits mondiaux. Ou encore que les standards de nos petits enfants seront 50 fois plus élevés que les nôtres !!!
De quoi donner de l'espoir à nos enfants et à nos petits enfants.

C'est là un résultat économique, d'abord dû au travail, à la créativité et aux capacités d'adaptation de  nos populations .
Le vrai rôle du politique est d'expliquer, faciliter, préparer, accompagner, inciter mais rarement  de faire à la place des acteurs économiques et encore moins de prétendre piloter l'économie.
C'est ce qu'on bien compris les anglo-saxons, plus pragmatiques que nous, et finalement plus exigeants avec leurs représentants politiques puisqu'ils leur demandent de satisfaire les attentes de leurs concitoyens sans avoir les mains sur toutes les manettes.

A titre d'exemple, l'assiette des trois impôts locaux ( bases de la taxe d'habitation, de la taxe professionnelle et du foncier bâti) d'une commune comme Jaunay-Clan a progressé de 28% entre 2001 et 2007.
Ce chiffre mesure très imparfaitement l'accroissement de la richesse sur le territoire communal générée par de nouvelles constructions et nouvelles implantations d'entreprises ainsi que par les extensions et améliorations apportées par l'investissement sur les patrimoines existants.

Ce qui a permis de limiter la progression des taux communaux sur la même période à 5,4%, soit 0,7% par an en moyenne.

C'est donc très largement la croissance qui a financé nos investissements et l'extension de nos services.

3. Le sujet dont on ne doit pas parler.

Sujet tabou, présent dans nombre d'esprits, à la source de nombre de questions, objet de nombre de réponses d'autant plus évasives qu'elles débordent d'arrière-pensées,  cible de nombre de stratégies pensées et repensées, cause de nombre d'amitiés aussi soudaines qu' inopinées.

Sujet si accessoire qu'il n'y a pas de candidat ouvertement déclaré.

Sujet si secondaire que, tout un chacun, uniquement concentré sur sa campagne ou sur la campagne de ses collègues, ne s'en préoccupe pas.

Sujet si peu important que la presse ne l'évoque pas.

Et pourtant, quelques audacieux ont osé en parler.

C'était à l'occasion de notre déjeuner semestriel du Conseil des Sages à Jaunay-Clan qui regroupe les anciens maires-adjoints et élus municipaux pour un échange toujours aussi fructueux que convivial que LE sujet fut évoqué.

Comme le nom de leur Conseil l'indique, les membres qui le composent sont pleins de bon sens, d'expériences et d'un désintéressement personnel total. Ce qu'ils disent mérite donc d'être écouté avec une attention redoublée.

La question est simple: actuellement toutes les listes municipales affichent comme le veut la loi et le souhaitent les électeurs, le candidat qui sera le maire, c'est à dire présidera l'exécutif communal.
Puisque cantonales il y a, qui seront les candidats pour présider l'exécutif départemental ?

Question intéressante et pertinente.

Il fallait être sage ce jour là pour savoir ce que j'ai répondu.

                                                                  Francis Girault


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