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Garder la trace des jours qui passent....

Noter ses réflexions,impressions, réactions aux faits, évènements du quotidien.

Les échanger, les partager, les discuter.

Tout cela est possible aujourd'hui, quelle que soit  l'heure, l'endroit, l'humeur....

C'est pourquoi j'ouvre ce blog aujourd'hui dans l'esprit de notre temps:spontanéité, réactivité,franchise et tolérance dans le débat.

Vous êtes cordialement invité(e) à y participer.

Francis Girault

Mardi 4 novembre 2008
SEMAINE 44 (du 27 au 31 octobre 2008)

1.Cap sur les jeunes

Dans ces moments d'incertitudes et où l'on voit vaciller les systèmes que l'on croyait solides, rien ne vaut mieux que de retrouver les jeunes et de discuter avec eux.

C'est ce qui m'est arrivé cette semaine. Invité à venir parler d'éthique en entreprise devant une cinquantaine d'étudiants de Dauphine, j'ai pu mesurer à quels points les préoccupations varient à 40 ans de distance.

Nous ne vivons pas à l'évidence le même présent. Et heureusement !

Leur présent est beaucoup plus court-termiste (les cours, les examens de fin de trimestre, les sorties, l'argent, les autres) et en même temps leurs aspirations sont plus élevées et plus exigeantes pour l'avenir.

Je les ai probablement déçus en leur parlant des problèmes d'éthique que j'ai rencontré en entreprise par une description probablement trop pragmatique et trop "ras des pâquerettes" alors qu'ils attendaient une réflexion plus "philosophante" et des questions plus intellectuellement stimulantes.

Mon approche de l'éthique a dû leur paraître désespérément matérialiste et, sur le fond, je ne suis pas sûr qu'ils avaient envie d'entendre parler d'expériences qui, dans ces domaines, ne sont pas toujours ragoûtantes et en tous les cas, bien éloignées de tout idéalisme.Mais malheureusement, c'est ça la vie et mieux vaut le savoir assez tôt.

J'ai touché une corde plus sensible quand en réponse à une question, j'ai dit que, globalement, j'étais sûr que 85% des gens étaient des gens plutôt bien et que seule une petite partie de la société avait des comportements carrément déviants.
Le problème, c'est que ces 5% ne recouvrent jamais- selon le type de question, le lieu et l'époque-  la même population !

Comme quoi, transmettre un peu d'expérience n'est pas chose facile.

Mais je suis sorti tout revigoré de cette soirée après m'être frotté à ces jeunes intelligences dans un
e débat sans concession mais direct et, j'en suis sûr, sincère.

2.Présentation de la rénovation de la Grand Rue de Jaunay-Clan

Projet majeur de la mandature: la rénovation complète de notre Grand Rue intouchée depuis 15 ans pour les parties les plus récentes et 50 ans pour les parties les plus anciennes.

Projet majeur par son objectif: redonner la priorité aux piétons sur une voie que j'ai connu, enfant, fréquentée par plus de chevaux que de voitures et sur laquelle tout un chacun, jeune ou vieux, pouvait cheminer sans risque.

Projet majeur par son ambition de créer un cadre plaisant, verdoyant, serein et créateur de charmes, de jour comme de nuit ( on oublie trop souvent que sous nos latitudes, la ville est perçue pendant une moitié de l'année par son éclairage) .

Projet majeur par son coût : 3 millions d'euros à un moment où, je ne l'ai pas caché, le financement de tels investissements devient problématique. D'où la nécessité d'étaler sur 3 voire 4 ans. Ce qui veut dire la même durée de travaux et donc de désagréments.

Un bon tiers des riverains concernés ainsi que d'autres personnes concernées avaient bravé une soirée maussade d'automne poitevin pour venir écouter la présentation et donner leur avis.
Plutôt positif, assorti, comme souvent dans de telles circonstances, de remarques pertinentes et d'idées nouvelles.

Y a plus qu'à...

3.APPUI...On en cherche.

Assemblée générale de notre association intermédiaire.

Bons résultats de l'activité 2007. Comptes équilibrés.
Succession sereine de la direction et bon moral de l'équipe en dépit d'une conjoncture moins porteuse qu'avant l'été.

Autant de raison de se réjouir.

Eh bien non. Le monde est ainsi fait que certains n'ont pas envie de tirer dans la même direction et se plaisent à élever  objections et  doutes.
Et ceci au nom d'une réglementation à qui, je pense, on fait dire beaucoup plus que les intentions de départ.

C'est démoralisant, alors que dans le domaine de l'emploi, tout est à recommencer jour après jour, d'affronter ainsi des institutions qui, non seulement n'offrent pas de coopérer dans une cause d'intérêt général, mais qui donnent le sentiment de se complaire dans une attitude critique qui finit par être destructrice.

Parmi les membres présents, certains, moins exposés que nous le sommes à ces joutes largement stériles, n'ont pas manqué de marquer leur étonnement devant cette absence d'esprit constructif.

Les connaisseurs apprécieront la modération de mon propos...

4. On reste dans le sujet.

Je viens de terminer la lecture de deux ouvrages plutôt savants qu'un ami, amateur éclairé d'antiquités ( qui se reconnaîtra ) m'a prêté il y a quelques temps.

Le premier ouvrage, d'un éminent spécialiste des Gaulois trace un vaste panorama de leur histoire qui dépasse le cadre géographique de notre territoire et montre de quelle façon quelque peu abusive nous avons confisqué les Gaulois comme ancêtres exclusifs (jusqu'à à les prêter au temps de la colonisation civilisatrice temporairement à nos voisins africains!).

Peuples multiples, d'origines diverses, turbulents, bagarreurs, d'un courage qui fit reculer maintes fois les Romains, jusqu'à finalement se polir à leurs contacts et en adopter les moeurs et les habitudes de vie, bonnes et mauvaises.

L'instabilité, le plaisir d'en découdre, la vénération pour le fait d'armes même et peut être surtout quand il est gratuit, semblent autant de traits de caractères qui, même si ils sont émoussés par le temps, restent bien présents dans les lointains descendants que nous sommes.

Le second est une réédition - y compris typographique- d'un ouvrage d'un érudit poitevin- M. le Touzé de Longuemar- du XIXème siécle, amateur d'histoire.

A travers des lieux familiers du Poitou- Vouillé et Clovis, Moussais la Bataille et les Sarrasins, Nouaillé-Maupertuis et les Normands, Charroux et la succession de Charlemagne, etc.- il décrit avec beaucoup de réalisme la longue survivance de la civilisation romaine, à laquelle l'Eglise a habilement et à son avantage beaucoup contribué.

Notamment sa description de la vie au IXème siècle est très éclairante et renvoie aux récentes découvertes que nous venons de faire à Jaunay-Clan.

Autre élément frappant:, l'omnipuissance des Francs ( qu'il vaut mieux écrire Franks tant leur origine germanique est nette) pendant près de 400 ans qui ont façonné notre pays et en grande partie notre culture y compris poitevine.

Ces longues périodes du premier millénaire que l'enseignement traditionnel couvre en quelques pages, sont finalement mieux connues qu'on ne le pense d'ordinaire et riches d'éclairages sur l'évolution de notre société.

L'Histoire reste de loin la source de connaissances la plus indispensable pour celui qui cherche à comprendre (un peu) le court espace de temps dans lequel il vit.

                                                                                 Francis Girault

                                                                                                     
Par GIRAULT Francis - Publié dans : francis.girault
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Lundi 27 octobre 2008
SEMAINE 43 (du 20 au 24 octobre 2008)


1. Session du Conseil Général

Session d'automne de l'assemblée départementale consacrée à quelques ajustements budgétaires sur l'année 2008 et à la préparation du budget 2009.

Le message est, je crois et j'espère, désormais clair dans l'esprit de nos collègues.
Mes amis du groupe Initiatives et Progrès et moi-même sommes résolument opposés à une augmentation déraisonnable des impôts départementaux.

Après les augmentations des années précédentes et en raison de l'intensité de la crise que nous vivons en ce moment ( et dont je crains que nous n'en soyons qu'au début), nous avons très fermement placé la barre à 5% d'augmentation maximum des impôts prélevés par le département pour 2009.

Quand j'entends certains élus départementaux regretter la gestion passée des finances du département en nous reprochant d'avoir trop peu recouru à l'augmentation des impôts départementaux dans les années 1998 à 2002 ce qui obligerait l'assemblée à faire, aujourd'hui, du rattrapage, cet argument me paraît doublement contestable:
1.Je ne me souviens pas avoir entendu ceux qui se plaignent aujourd'hui et qui siègeaient déjà à cette époque, protester contre cette politique fiscale modérée et avoir réclamé des augmentations plus substantielles de taux.
2. Ce n'est jamais bon signe de s'en prendre au passé pour justifier les décisions du présent. Au mieux, cela traduit un manque de confiance dans la façon dont on appréhende les problèmes, au pire c'est un alibi qui n'abuse que celui qui l'utilise.


Les collectivités n'ont pas la pratique de la gestion
des dépenses en temps de basses eaux .
Une non augmentation  de dépenses est perçue comme une sanction. Les approches sont souvent globales et partent des dépenses des années précédentes sans accepter le principe d'une remise en cause véritable. La loi et le règlement sont souvent invoqués pour expliquer l'absolue nécessité d'engager de nouvelles dépenses sans que soient conduits systématiquement des examens pour redéployer celles des dépenses qui n'ont plus leur raison d'être ou pour étudier comment appliquer à moindre frais les nouvelles dispositions législatives et réglementaires.

Le temps des crédits faciles est terminé. Les collectivités doivent se mettre au régime sec à l'instar de nombre de leurs administrés et leur montrer que l'on respecte leurs difficultés en réduisant au maximum nos dépenses de fonctionnement.

Il est temps d'arrêter de faire croire aux citoyens que  la collectivité peut suppléer à tout. C'est faux.

Le recours excessif à l'impôt dans le passé, à l'endettement public hier et aujourd'hui ont pour effet le plus direct d'asphyxier notre économie et de la pousser vers la stagnation.

Il est grand temps que ceux qui se préoccupent de finances publiques comprennent que c'est l'investissement et l'initiative privée qui est le véritable moteur d'une économie .

J'ai le sentiment que l'assemblée départementale partage de plus en plus cette façon de voir.

Rendez-vous donc en décembre pour le budget 2009. Celui-ci promettant d'être finalement relativement facile à côté de 2010 !

2. Des nouvelles du front

La crise est toujours là tourbillonnante, insaisissable, rebondissant de semaine en semaine, plongeant les économies dans des abysses financières jusqu'alors insoupçonnées.

Deux constats: la mondialisation est aujourd'hui complète . Les solutions nationales voire continentales ne tiennent plus. La solution sera mondiale ou ne sera pas.

D'où le sentiment d'apesanteur dans laquelle nous nous trouvons jusqu'au 20 janvier 2009, date de la prise de fonction du chef de l'exécutif de la première puissance économique mondiale.

Toutes les digues d'endettement sont en train de lâcher. Les puissances publiques au motif de venir en secours aux banques, puis aux PME, ensuite au secteur de l'automobile, demain à celui de l'immobilier et enfin à tous ceux qui tendront la main repart dans les mêmes travers que ceux qui ont conduit à la crise actuelle : la perte de contrôle des anticipations . Demain sera nécessairement meilleur qu'aujourd'hui. Donc le risque de vivre à crédit est faible.

Ce n'est plus vrai pour les particuliers.
Pas davantage pour les entreprises et les banques.
Mais pour les Etats, pas de problème. On peut y aller.

Jusqu'au moment où... car derrière les Etats, il n'y aura plus personne pour continuer à pousser le bouchon. Sauf le contribuable- préteur devenu exsangue à ces jeux qui le dépassent financièrement et démocratiquement.
On notera, en effet, avec quelque étonnement que les pelletées de milliards que l'on jette dans la fournaise ne sont présentées à aucun parlement pour en décider. Et pourtant les conséquences en sont bien plus lourdes  que nombre de décisions qui leur sont présentées. Il est vrai que la semaine dernière nos députés se passionnaient pour une taxe sur les sacs plastique. Ce qui, il faut en convenir, est autrement plus important que l'utilisation de l'épargne des Français.

On ne peut sans cesse  par l'emprunt reporter sur nos enfants et petits enfants la charge des mesures drastiques que nous ne voulons  pas aujourd'hui assumer.

Il leur restera à redécouvrir les charmes vénéneux de l'hyper-inflation grâce à laquelle passe l'éponge qui efface les dettes tout en ruinant retraités et épargnants, c'est à dire, juste retour des choses, leurs parents qui n'auront su leur laisser que chaos et problèmes sans solution.

Vous avez aimer l'automne 2008, vous allez adorer 2015.


3. Visite du Secrétaire d'Etat aux transports.

Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat aux transports est venu rencontrer les élus de la Vienne aux  fins d'obtenir d'eux l'engagement de payer 27 millions d'euros (en réalité 40 millions d'euros en valeur fin de projet 2016) au titre de la LGV.

Echange intéressant quoique de plus en plus surréaliste dans le contexte de crise généralisée dans laquelle nous nous enfonçons.

Nous ne parlons plus maintenant d'un projet de 7 milliards d'euros mais de 14 ! Chiffre non garanti à la hausse massive.
En effet, dans l'embellie économique que l'on connaît ( et les promesses ne coûtant qu'à ceux qui ont la naïveté de les croire) alors que le tour de table de la LGV Tours-Bordeaux n'est toujours pas assuré, on n'hésite pas, dans les hautes sphères, à inscrire très sérieusement trois nouvelles lignes: Poitiers-Limoges, Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Irun. On ne sait pas faire avec une ligne. donc augmentons la mise en multipliant par quatre. Le citoyen de base demeure perplexe!

La bonne nouvelle, c'est que, et le ministre ne l'a pas caché, le département de la Vienne sera appelé à concourir financièrement également à ces trois futures lignes. Au nom de la solidarité inter- projets qui si elle continue à s'étendre va nous amener à financer le pont (TGV bien sûr) destiné à traverser le détroit de Gibraltar.

Comme c'est le contribuable qui coiffe les trois casquettes de payeur d'impôts, de "rembourseur" d'emprunts et d'acheteur de billets de voyage, à ce train (sans jeu de mots), il passera davantage de temps à regarder passer les rames qu'à voyager dedans faute de disposer des euros nécessaires à l'achat d'un ticket.

Comme nous l'a dit le ministre, la France est le seul pays au monde (mis à part la Corée du sud et l'Argentine) à investir dans des lignes TGV.

Ce genre de constat qui tend à montrer que la France n'a pas peur d'agir au contraire du reste du monde entier - s'il satisfait pleinement notre ego national- laisse toutefois un peu interrogatif et à la réflexion fait froid dans le dos.
Et si c'était nous qui nous trompions et que tous les autres pays considèrent qu'investir aujourd'hui dans des lignes à grande vitesse pour voyageurs ne fait  pas partie des priorités économiques du moment ?

A supposer que de tels investissements soient encore financièrement supportables !
On vient en effet d'apprendre que l'Argentine, en raison de sa situation financière, diffère son projet de LGV.

Le ministre promet à la Vienne 40 millions d'euros de travaux supplémentaires. La liste n'en est guère précise . Aucune réunion n'est aujourd'hui programmée pour en examiner le menu. Je ne peux penser qu'il ne s'agit, ce faisant, que d'une annonce d'opportunité destinée à nous arracher pour le 14 novembre prochain notre accord de financement. Ayons confiance donc.

Pourquoi ce forcing sur la date alors qu'aujourd'hui ni les concessionnaires qui doivent apporter au moins 4 milliards, ni l'Europe ni même l'Etat et encore moins RFF, surendetté, n'ont encore pris le moindre engagement financier?
Parce que l'Etat au lieu d'arbitrer au regard de l'intérêt national, préfère organiser la compétition entre les régions sur le mode de celle qui paye le plus et qui se décide rapidement, sera la première servie !.

Je ne peux croire que le gouvernement abandonne ainsi ses prérogatives pour se transformer en organisateur de courses interrégionales.


4.Et si on reparlait du Pays

Election du nouveau président du Pays Haut Poitou et Clain: Denis brunet, Conseiller général du canton de Mirebeau.

Pendant trois tours, les communautés de communes du Mirebalais, du Neuvillois et du Lencloitrais qui avaient chacune leur candidat (voire deux pour le Neuvillois) ont sollicité les suffrages des 78 maires, conseillers généraux, représentants des chambres consulaires et de la société civile qui composent le Conseil d'administration.(76 présents ou représentés).

La communauté de communes du Val Vert avait décidé de ne pas présenter de candidat.

Il faut espérer que désormais les élus du pays cherchent l'apaisement et favorisent ce qui rapproche davantage que ce qui divise.

L'enjeu en vaut la peine. Il s'agit de savoir si peut émerger durablement dans la réorganisation des forces locales qui se mettra un jour ou l'autre en place, un espace entre les communautés d'agglomération de Poitiers et de Chatellerault, capable de préserver sa propre identité rurale et rurbaine et de constituer ainsi en soi, un pôle de vie et développement .

Ma conviction est que c'est possible et souhaitable ( un indice qui me renforce dans cette conviction : le député-maire de Poitiers, président de la Cap  me disait  à deux reprises récemment ses réticences à l'encontre du Pays !)  .

A nous désormais de travailler dur et de ne pas nous perdre en querelles secondaires.

Pour ma part, parce que je crois à cette idée, parce que je crois en l'équipe de jeunes qui font marcher le pays au quotidien, parce que je crois au réalisme et au bon sens de la grande majorité des membres du Pays et du bureau qui a été désigné, je suis prêt à apporter, à la place que j'ai délibérément choisie, mon concours plein et entier pour que vive et rayonne notre Pays Haut Poitou et  Clain.

                                                                         Francis Girault

Par GIRAULT Francis - Publié dans : francis.girault
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