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Garder la trace des jours qui passent....

Noter ses réflexions,impressions, réactions aux faits, évènements du quotidien.

Les échanger, les partager, les discuter.

Tout cela est possible aujourd'hui, quelle que soit  l'heure, l'endroit, l'humeur....

C'est pourquoi j'ouvre ce blog aujourd'hui dans l'esprit de notre temps:spontanéité, réactivité,franchise et tolérance dans le débat.

Vous êtes cordialement invité(e) à y participer.

Francis Girault

Jeudi 23 octobre 2008
SEMAINE 42 (du 13 au 18 octobre 2008)

Ouh là là...toute cette journée du jeudi 23 octobre, j'ai essuyé des reproches qui pour être amicaux n'en sont pas moins fermement exprimés. Mon blog hebdomadaire n'est toujours pas en ligne !!!

En effet, j'ai été cette semaine très intensément sollicité dans mes occupations professionnelles en raison, entre autres, d'un retard dans une transposition de directive communautaire, qui faute pour le malheureux rapporteur désigné pour cette circonstance en ma malheureuse personne de ne pas faire en une semaine ce que l'administration n'avait pas réussi à  faire en 2 ans, risquait de perturber sérieusement tout un secteur économique. J'y suis parvenu mais au détriment du reste!

Merci de votre compréhension et de votre patience.

Et dois-je l'avouer ? Après tout ce n'est pas si désagréable que cela que d'être rappelé à la ponctualité par de si fidèles lecteurs.

Pour me faire pardonner, je ne garderai de la semaine écoulée que les choses agréables.

1. MONDIAL DE L'AUTOMOBILE

Visite rapide au Mondial.
 
On est frappé par le luxe et la démesure des stands des marques. Les principales marques européenne
s et asiatiques présentent chacune sur d'immenses espaces des dizaines de modèles augmentées des variantes et... de l'inévitable véhicule électrique.

Une amusante singularité: la couleur unique des modèles exposés. Tout blanc pour Fiat, tout bleu pour Volkswagen, tout rouge pour Alfa-Roméo, tout gris pour Nissan etc.

On voit clairement que les constructeurs ont été surpris par les évènements récents : augmentation du prix du pétrole d'une part, crise de pouvoir d'achat d'autre part.

Le nombre et le luxe des modèles cadraient mal avec la morosité ambiante. Ils appartiennent encore à la période du crédit facile et de la consommation souveraine. On a tenté de vite remettre en entrée de stand, quand on en avait, les véhicules bas de gamme. D'où la mine pas très réjouie des commerciaux et un certain parfum nostalgique sur les belles années enfuies.

Quant au soudain intérêt pour le véhicule électrique les documents affichés et les réponses des vendeurs trahissaient l'impréparation : données techniques indisponibles, date de lancement vague, prix encore plus indéterminé, site de construction toujours pas connu...Bref, tout cela sentait l'urgence d'apparaître "vert" à tout prix.
A part quelques usages captifs, on n'est pas prêt de voir nos rues envahies par ces modèles.

Quant aux marques américaines, elles étaient isolées dans un pavillon à part comme si on les avait mises au piquet ou en quarantaine.
C'était la revanche des petites européennes et japonaises des années 60 qui à l'époque tentaient timidement de se glisser parmi les luxueux paquebots d'outre atlantique, rutilants de tous leurs chromes et dont les formes généreuses nous faisaient tant rêver.

En 30 ans, l'omnipuissance des GM, Chrysler  et Ford a fondu et les modestes marques d'hier triomphent aujourd'hui. Pour combien de temps?

En tout état de cause, je crains que le Mondial 2010 ne soit plus sobre et davantage centré sur la Logan et ses avatars exotiques à 3l aux 100 de gazole, plus adaptés aux réalités d'une époque "gueule de bois" mais nettement moins glamour que les 4X4 qui resteront l'illustration des années de risque-tout que nous venons de vivre.

Sic transit...


2. Bonaparte en Egypte.

Puisque l'évasion automobile est devenu un luxe, restent les expositions auxquelles on peut se rendre à pied.

J'ai ainsi visité l'exposition qui vient de s'ouvrir au Musée de  Monde Arabe sur l'épopée de Bonaparte en Egypte.

Folle aventure consistant à embarquer 50 000 hommes en mai 1798 pour aller combattre le Turc dans un pays dans lequel l'influence ottomane était déjà fortement déclinante et chercher noise à l'Anglais à 1000 kms de nos côtes alors qu'on ne voulait pas l'affronter de l'autre côté du Pas-de-Calais.

Folle aventure que de se faire démolir sa flotte à Aboukir peu de  temps après son arrivée et sans autre inquiétude pour son retour, poursuivre la conquête de ce qui apparaît être un désert immense.

Folle aventure que d'envoyer tous azimuts la fine fleur de la science française récolter pièces archéologiques, documents, spécimens de faune et flore et créer au Caire un Institut qui, fort sérieusement, s'installe comme si la présence française était destinée à subsister pour des siècles.

Folle aventure que d'organiser minutieusement le présent dans ce lointain Orient pour repartir un an plus tard organiser un avenir qui marquera en quinze années la France et l'Europe pour deux siècles.

Ainsi se déroule dans une passionnante présentation, le génie d'un homme, d'un peuple, d'une époque qui surent, dans un projet hors de toute raison, faire naître à elle-même l'Egypte moderne, faire renaître aux yeux d'un monde qui l'avait oublié l'Egypte ancienne et préparer un des grands accomplissements humains que fut le percement du canal de Suez.

Si tant est que quelquefois, il ne faut pas trop réfléchir avant d'agir.

3.Exposition Raoul Dufy au Musée d'Art Moderne

Dans la même semaine, une autre grande société invitait à découvrir en avant-première l'exposition consacrée à Raoul Dufy.

On ne connaît généralement de celui-ci que ses oeuvres de la dernière période que les esprits chagrins qualifient de style Watteau des années folles.

Dufy vaut beaucoup mieux que ça.

L'exposition a le grand mérite de montrer tout le cheminement qu'il a accompli du fauvisme de ses débuts au cubisme  puis à la gravure en passant par le dessin de modèles pour les grands couturiers ou les soyeux de Lyon.

Son art s'est enrichi de chacune de ses recherches pour parvenir à ce trait épuré souligné par les couleurs pastel.

Certains reprochent à cette peinture d'être celle d'un homme plutôt heureux et plutôt confortablement installé dans son époque.

Ce n'est pas si affligeant. L'art ne suppose pas nécessairement la souffrance et la bohème impécunieuse.

C'est plaisant à regarder, gai, frais et même didactique comme cette immense
Fée Electricité, réalisée à l'occasion de l'Exposition Universelle de 1937 qui couvre le mur d'un hall reconstitué pour l'abriter. et par laquelle se termine l'exposition.

De quoi garder dans l'oeil les esquisses colorées de mondes heureux au moment d'affronter le retour sous le crachin parisien d'une nuit d'automne.

4.Festival Vox Musica

Les efforts de toute l'équipe du Prieuré commencent à produire les résultats attendus.

La salle du Prieuré était bien remplie vendredi soir, pleine samedi soir et m'a t'on dit totalement réservée pour le concert du dimanche après midi. Soit prés de 300 amateurs de musique.

Superbe concert samedi (je n'ai pas pu assister aux autres malheureusement) par de jeunes et brillants artistes dont certains deviennent des habitués des lieux.

Schubert était à l'honneur. Sa musique, à la fois inventive tout en restant sensible et harmonieuse, remporte toujours un succès mérité parce qu'elle touche tout un chacun.

Nous ne sommes pas encore au bout du chemin, mais le Prieuré comme lieu d'exception,  trouve sa place et son public.

Bravo à toute l'équipe qui s'y consacre sans compter.

La satisfaction du public dont celui-ci a abondamment témoigné, constitue la meilleure récompense.


                                                    Francis Girault


























































 
Par GIRAULT Francis - Publié dans : francis.girault
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Lundi 13 octobre 2008
SEMAINE 41 ( du 6 au 10 octobre 2008)


1.Nouvelle donne


La vitesse du changement est époustouflante.

En l'espace d'une semaine nous avons basculé dans un nouveau système.

L'effondrement des opérateurs financiers a entraîné une recomposition foudroyante en quelques jours. Une nouvelle forme de capitalisme est en train d'émerger: le libéro-socialisme ou le socialo-libéralisme, c'est une simple question de degré et de position de curseur.

Dans une période de troubles aussi profond, le laisser-faire du libéralisme pur et dur n'est plus assez rapide et puissant pour corriger de lui-même les erreurs du système.
Seuls les Etats ont la force de frappe financière suffisante et la capacité ( par la loi) de mise en oeuvre (autoritaire si nécessaire) pour agir vite et de façon décisive.

Les Etats-Unis ont donné l'exemple il y a une semaine. L'Europe a suivi en adaptant les solutions à ses spécifités et, semble t'il, en perfectionnant les outils.

C'est donc le grand retour de l'Etat, alpha et oméga de la pensée socialiste.
Mais est-ce l'Etat dont a rêvé depuis 50 ans, sans pouvoir le concrétiser, l'idéologie socialisante? un Etat redistributif, juste, moral, sur le fond opposé au profit au nom du principe d'égalité?

Non. L'Etat qui est en train de naître est un Etat qui entend utiliser la crise pour lui-même, c'est à dire pour bénéficier lui aussi du rapport de forces qui lui est favorable et générer des richesses qui vont émerger du désordre actuel.

Donner sa caution? oui, mais contre rémunération et tout de suite.
Entrer dans le capital des banques ? oui, mais pour en ressortir dans un ou deux ans après avoir dégagé une bonne plus-value.

C'est donc un Etat- nouvel acteur, aussi capitaliste que le secteur privé et bien déterminé à jouer le jeu capitaliste à fond pour en tirer des recettes budgétaires nouvelles qui ne viendront pas de l'impôt.

Pour s'en convaincre, il suffit de constater quel rôle a été celui de Gordon Brown, Premier ministre travailliste britannique, qui en une semaine a su définir une méthode et la faire passer à l'Europe bancaire et politique sous les applaudissements des Conservateurs au Royaume-Uni et par les membres de l'Eurogroupe dont il ne veut pas  faire partie !

Il va falloir réviser le vocabulaire et les bases idéologiques plus que chancelantes des tenants du tout-Etat.

C'est ce que je pensais en écoutant il y a quelques jours un député de gauche expliquer la crise avec des mots et des arguments qui ne collent plus à une réalité qui est en train de changer plus vite que les idées qui doivent elles aussi être actualisées. Même si c'est difficile.

Mais, après tout, pourquoi pas?

Nous allons vivre des temps intéressants.
La présence d'un Etat capitaliste dans les rouages déjà compliqués de l'économie ne va pas sans poser de nombreux problèmes: joueur mais en même temps arbitre, capitaliste mais en même temps investi de responsabilités régaliennes, à la poursuite d' intérêts privés alors qu'il est d'abord le garant de l'intérêt général...
La schizophrénie n'est pas loin.

D'autres se posent moins de questions aujourd'hui: Asie et Moyen-Orient se goinfrent de bons du Trésor U.S. Grâce aux liquidités qu'ils apportent, la machine financière mondiale se relance , ils sauvent leurs propres avoirs en dollars et ils s'offrent de juteux profits au passage .

Il est pas beau le monde pour ceux qui, aujourd'hui, sont les grands gagnants d'un libéralisme qui a permis aux élèves de dépasser les maîtres, lesquels sont bien contents de les trouver aujourd'hui.

2. Ignobles et bêtes à pleurer ( pour ceux qui le peuvent encore)

Certains dirigeants de Fortis Belgium ont trouvé approprié d'aller s'offrir une soirée à 150 000 euros à Monaco il y a quelques jours. Ils n'étaient pas en reste puisque Dexia, la veille avait organisé une petite sauterie dans même Hôtel de Paris, à 200 000 euros pour célébrer l'installation dans cette partie du monde particulièrement mal équipée en établissements bancaires qu'est la Principauté.

Ces deux banques avaient fait quelques jours plus tôt l'objet de plans d'intervention de plusieurs milliards d'euros de la part des pouvoirs publics néerlandais, belges et français, c'est à dire des contribuables qui n'étaient pas invités à ces fêtes.

Ces dirigeants sont décidément incorrigibles et semblent n'avoir rien compris.

Une des vertus de l'entrée d'Etats au capital des banques consiste à les mettre en position, en qualité d'actionnaire, d'exiger des sanctions à la hauteur du caractère scandaleux de tels comportements.

C'est vrai pour ceux-là.
Demain ce sera vrai pour d'autres- notamment responsables de la gestion des fonds publics-s'ils ne comprennent pas que ce qui était possible et communément admis hier, ne l'est plus aujourd'hui quand tant de gens s'inquiètent non plus pour leur superflu mais pour leurs ressources vitales.

3. Inaugurations

Double inauguration à St Georges qui témoignent du dynamisme de notre chef-lieu de canton:
-un ensemble de logements "séniorisés" proches de la future maison de retraite, constructions intelligemment conçues pour les personnes à mobilité réduite aujourd'hui ou demain.
-les tribunes du terrain de rugby, financées par la Communauté de communes du Val Vert du Clain qui répondent aux besoins d'un public grandissant avec les performances de l'ARC baillargeois, un des deux sports avec le Basket à Dissay labellisés par la Communauté ( le président fondateur de ce dernier, toujours attentif aux destinées du club, avait été lui aussi particulièrement performant ce jour-là !).

Nous les aidons à la mesure des moyens communautaires. Mais pour reprendre le slogan d'une célèbre marque de cosmétiques: "c'est parce qu'ils le valent bien".


                                                                          Francis Girault
                                                                       
Par GIRAULT Francis - Publié dans : francis.girault
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