SEMAINE 16 ( du 14 au 20 avril 2007)
1. Vers la sortie de crise ?
Les signes de reprise apparaissent de plus en plus nombreux.
Le G7 demande aux banques de faire un récurage « à l’os » de leurs comptes . Celles-ci rechignent au motif qu‘elles ne savent pas chiffrer les subprimes qu’elles détiennent et qui, faute d’acheteurs, n’ont pas de marché donc pas de valeur .
Selon quelques experts, la moitié des provisions nécessaires auraient aujourd’hui été passées.
Les régulateurs mondiaux des banques s’apprêtent à demander à celles-ci de remonter leurs fonds propres face aux crédits qu’elles accordent. Non pas en diminuant ceux-ci,, ce qui aurait pour effet d’obérer le redémarrage de la croissance. Mais en procédant à des injections de capitaux neufs . Ce que certaines parmi les plus avisées ont commencé à faire en introduisant les fonds souverains dans leur tour de table.
Les bourses se réorientent lentement à la hausse, les opérateurs constatant que les grandes valeurs industrielles continuent à générer des résultats tout à fait honorables et peu sensibles à la crise financière.
La confiance semble réapparaître peu à peu.
La théorie des cycles de 7 ans une fois de plus se confirme : 1973, première crise du pétrole, 1980, deuxième crise pétrolière, 1987, krach boursier, 1993, dépression après la première guerre du golfe, 2001, explosion de la bulle internet, 2007 subprimes…
Sept ans, le temps pour recréer, le temps pour oublier, le temps pour exagérer, le temps pour rechuter. Le capitalisme n’a guère de mémoire. Heureusement, c’est ce qui lui permet de repartir une fois la crise passée et d’imaginer à chaque fois un nouvel avenir.
On peut essayer de tempérer les excès de celui-ci. Notamment en limitant les victimes aux seuls spéculateurs et en prévenant que la crise touche d’abord les plus fragiles. Nos systèmes sociaux, pour imparfaits qu’ils soient, ont fait des progrès depuis 1929 .La crise actuelle, en Europe, n’aura pas entraîné de dégâts autres que financiers. Les problèmes que nous rencontrons en France ne sont pas à mettre au compte de la crise, mais plutôt à notre incapacité de voir un certain nombre de réalités en face.
Le difficile équilibre entre la nécessaire innovation entrepreneuriale de quelques uns (c’est à dire la prise de hauts risques rémunérés par des profits à la mesure des risques encourus) et la transmission limitée, lors des éclatements de bulle, à l’économie à risque plus tempéré qui fait vivre le plus grand nombre, reste l’art difficile des banques centrales.
C’est pourquoi les politiques ne doivent pas s’en mêler et se limiter à faire du budgétaire raisonnable, budgétaire dont le rôle est de venir en atténuation des oscillations du système.
Plusieurs leçons à tirer de cette nouvelle crise :
-l’adaptation doit être continue et les mesures à prendre doivent être mises en œuvre rapidement et sans tergiversation.
-il est dangereux d’être au taquet et de ne pas avoir su se ménager à temps quelques marges de manœuvre.
-l’anticipation ( qui n’est pas la prévision et encore moins la divination) demeure la meilleure défense contre les crises.
2. Et on reparle de la LGV
Brusque regain d’intérêt pour la LGV de la part de FR3, samedi dernier.
Intrigué par un communiqué de la préfecture ( relatif à une procédure administrative que seuls les initiés peuvent pleinement apprécier), FR3 choisit de venir aux nouvelles à Jaunay-Clan et du coup décide de faire un sujet pour le JT de 19h sur les dégâts causés par la LGV à notre commune.
D’un entretien rapidement monté mais exhaustif, le journaliste et son cameraman ont su tirer l’essentiel : la LGV entraîne, dans sa forme actuelle, la
régression durable de notre commune et ce, en contradiction complète avec la logomachie politique actuelle.
Une pierre de plus pour construire la tranchée couverte.
Merci FR3.
3.Je souffle.
N’ayant pas pris de vacances depuis l’été dernier, je m’accorde quelques jours de congé pour me vider l’esprit, prendre un peu de recul et ralentir le rythme
(lundi: une séance de jugement, mardi: un projet de décret, mercredi: une séance d'instruction. Ouf !) Je sature en ce moment.
Espérons que le soleil soit au rendez-vous.Pour le moment, c‘est la pluie.
Francis Girault
Une pierre de plus pour construire la tranchée couverte.
Merci FR3.
3.Je souffle.
N’ayant pas pris de vacances depuis l’été dernier, je m’accorde quelques jours de congé pour me vider l’esprit, prendre un peu de recul et ralentir le rythme. Je sature en ce moment.
Espérons que le soleil soit au rendez-vous.Pour le moment, ‘est la pluie.
Francis Girault
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