Lundi 21 avril 2008

 

 

SEMAINE 16 ( du 14 au 20 avril 2007)



1.   Vers la sortie de crise ?


Les signes de reprise apparaissent de plus en plus nombreux.

 

Le G7 demande aux banques de faire un récurage «  à l’os » de leurs comptes . Celles-ci rechignent au motif qu‘elles ne savent pas chiffrer les subprimes qu’elles détiennent et qui, faute d’acheteurs, n’ont pas de marché donc pas de valeur .

Selon quelques experts, la moitié des provisions nécessaires auraient aujourd’hui été passées.

 

Les régulateurs mondiaux des banques s’apprêtent à demander à celles-ci de remonter leurs fonds propres face aux crédits qu’elles accordent. Non pas en diminuant ceux-ci,, ce qui aurait pour effet d’obérer le redémarrage de la croissance. Mais en procédant à des injections de capitaux neufs . Ce que certaines parmi les plus avisées ont commencé à faire en introduisant les fonds souverains dans leur tour de table.

 

Les  bourses se réorientent lentement à la hausse, les opérateurs constatant que les grandes valeurs industrielles continuent à générer des résultats tout à fait honorables et peu sensibles à la crise financière.

 

La confiance semble réapparaître peu à peu.

 

La théorie des cycles de 7 ans une fois de plus se confirme : 1973, première crise du pétrole, 1980, deuxième crise pétrolière, 1987, krach boursier, 1993, dépression après la première guerre du golfe, 2001, explosion de la bulle internet, 2007 subprimes…

 

Sept ans, le temps pour recréer, le temps pour oublier, le temps pour exagérer, le temps pour rechuter. Le capitalisme n’a guère de mémoire. Heureusement, c’est ce qui lui permet de repartir une fois la crise passée et d’imaginer à chaque fois un nouvel avenir.

 

On peut essayer de tempérer les excès de celui-ci. Notamment en limitant les victimes aux seuls spéculateurs et en prévenant que la crise touche d’abord les plus fragiles. Nos systèmes sociaux, pour imparfaits qu’ils soient, ont fait des progrès depuis 1929 .La crise actuelle, en Europe, n’aura pas entraîné de dégâts autres que financiers. Les problèmes que nous rencontrons en France ne sont pas à mettre au compte de la crise, mais plutôt à notre incapacité de voir un certain nombre de réalités en face.

 

Le difficile équilibre entre la nécessaire innovation entrepreneuriale de quelques uns (c’est à dire la prise de  hauts risques rémunérés par des profits à la mesure des risques encourus) et la transmission limitée, lors des éclatements de bulle, à l’économie à risque plus tempéré qui fait vivre le plus grand nombre, reste l’art difficile des banques centrales.

C’est pourquoi les politiques ne doivent pas s’en mêler et se limiter à faire du budgétaire raisonnable, budgétaire dont le rôle est de venir en atténuation des oscillations du système.

 

Plusieurs leçons à tirer de cette nouvelle crise :

-l’adaptation doit être continue et les mesures à prendre doivent être mises en œuvre rapidement et sans tergiversation.

-il est dangereux d’être au taquet et de ne pas avoir su se ménager à temps quelques marges de manœuvre.

-l’anticipation ( qui n’est pas la prévision et encore moins la divination) demeure la meilleure défense contre les crises.

 

2. Et on reparle de la LGV


Brusque regain d’intérêt pour la LGV de la part de FR3, samedi dernier. 

Intrigué par un communiqué de la préfecture ( relatif à une procédure administrative que seuls les initiés peuvent pleinement apprécier), FR3 choisit de venir aux nouvelles à Jaunay-Clan et du coup décide de faire un sujet pour le JT de 19h sur les dégâts causés par la LGV à notre commune.

D’un entretien rapidement monté mais exhaustif, le journaliste et son cameraman ont su tirer l’essentiel : la LGV entraîne, dans sa forme actuelle, la régression durable de notre commune et ce, en contradiction complète avec la logomachie politique actuelle.

Une pierre de plus pour construire la tranchée couverte.

Merci FR3. 


3.Je souffle.

N’ayant pas pris de vacances depuis l’été dernier, je m’accorde quelques jours de congé pour me vider l’esprit, prendre un peu de recul et ralentir le rythme (lundi: une séance de jugement, mardi: un projet de décret, mercredi: une séance d'instruction. Ouf !) Je sature en ce moment.

Espérons que le soleil soit au rendez-vous.Pour le moment, c‘est la pluie.      

                                                   Francis Girault








 

Une pierre de plus pour construire la tranchée couverte.

 

Merci FR3. 

 

3.Je souffle.

 

N’ayant pas pris de vacances depuis l’été dernier, je m’accorde quelques jours de congé pour me vider l’esprit, prendre un peu de recul et ralentir le rythme. Je sature en ce moment.

 

Espérons que le soleil soit au rendez-vous.Pour le moment, ‘est la pluie.

 

                                        

                                                   Francis Girault

par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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Lundi 14 avril 2008
SEMAINE 15 (du 7 au 12 mars 2008)

1.L'économie expliquée aux petits affamés

On assiste actuellement à un grand moment de la bêtise humaine.

En dépit des progrès scientifiques, techniques, humains réalisés depuis près de deux siècles nous sommes en train collectivement de réaliser une performance extraordinaire : nous réinventons la famine !

Non pas parce que s'abat sur nous une nuée de sauterelles dévoreuses et incontrôlables, non pas parce que des catastrophes climatiques imprévisibles ruinent soudainement les récoltes, non pas parce que des sols épuisés par une exploitation irrationnelle ne peuvent plus fournir, bref non pas parce que nous subirions des phénomènes plus forts que nous et qui nous dépasseraient.

La famine touche aujourd'hui 17 pays dans le monde et demain encore plus, uniquement par dérèglement du système économique qui pousse les prix à des niveaux tels que certains meurent de faim parce qu'ils ne peuvent plus se procurer la nourriture dont ils ont besoin.

Le scénario est simple et prévisible.
On nous annonce depuis des décennies que la Terre passe de 3 milliards d'individus dans les années 60 à 6 en 2000,  8 en 2025 et plus de 9 en 2050. Autant de bouches de plus à nourrir.

On se gargarise des miracles économiques de l'Asie du Sud Est dans les années 90 suivie aujourd'hui de la Chine et de l'Inde.
Encore plus de bouches à mieux nourrir, qui trouvent normal de se nourrir comme les 400 millions d'Occidentaux.

On nous explique que la ressource pétrole est la pire des avanies et qu'il faut lui substituer la ressource renouvelable bio à laquelle on prête toutes les vertus.
Encore moins de nourriture produite sur des surfaces qui ont été délibérément réduites pour cause de surproduction.

Les spéculateurs à la recherche de la variation rapide ( à la hausse comme à la baisse), ayant épuisé les joies de la Bourse, redécouvrent le monde merveilleux des matières premières : rares à produire, coûteuses à transporter, volatiles en prix et assorties de risques non seulement politiques mais aussi climatiques. et, cerise sur le gâteau, indispensables pour la survie quotidienne.

Alors s'enclenche un mécanisme que l'on connaît même dans les cours de maternelle: demande qui augmente, offre qui ne suit pas, spéculation qui pousse à la hausse, clients qui sortent du marché.

Tout ceci a été vu, prévu, écrit et décrit.
Le problème vient de ce que cette fois, ce n'est pas le dentiste new-yorkais ou le golden boy qui perd son bonus, mais des millions de personnes qui ne peuvent plus acheter le bol de riz ou le morceau de pain nécessaire à leur survie quotidienne.

La solution viendra des mêmes mécanismes : les prix élevés entraînent des investissements qui font croître la production, des recherches qui débouchent sur des produits mieux adaptés et des procédés moins coûteux, des circuits plus efficaces, bref des prix qui rejoignent la demande.

Dans combien de temps ? un an, dix huit mois.
Relativement court par rapport à l'industrie puisque le cycle est en général annuel dans le domaine agricole.

Oui. Mais ceux qui ont faim pourront ils attendre?

Qu'en sortira t'il ?
Une écologie enfin plus respectueuse de l'homme ?
Des politiques plus responsables à l'égard des populations dont ils ont la charge?
Des économistes qui feront redécouvrir les priorités de base?

2.A la recherche d'un nouvel équilibre

Session du Conseil Général pour la poursuite de la mise en place des responsabilités départementales.

Séance calme et répartition raisonnable.

So far, so good...  comme disent nos amis anglais.

L'équilibre est plus facile à trouver quand les positions des uns et des autres sont clairement établies.

L'ambiguïté ne sert que les esprits très subtils ou très irrésolus.

Les seconds sont plus nombreux que les premiers.

3.Budgets

La remise en route continue à s'effectuer grâce à la constance et à la qualité du travail d'une administration communale et communautaire qui peut rester concentrée sur la bonne préparation des décisions pour peu qu'on lui donne des directives claires et des calendriers précis.

Du coup, avec de bons documents et des réactions rapides pour simuler les scénarii possibles, il est plus facile de trouver et de proposer des solutions.

En moins de 3 semaines, nous avons tenu les commissions des finances et les  conse ils nécessaires aux votes des budgets communaux et communautaires soit pas loin d'une vingtaine de budgets avec des équipes renouvelées pour moitié il y a moins d'un mois.

Mais ainsi, nous sommes dans les temps ( la loi nous donnait jusqu'au 15 avril pour voter les budgets) et nous pouvons travailler pour une année 2008 déjà bien entamée.

Et ce ne sont pas les sujets qui manquent.

                                                                             Francis  Girault
par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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