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Garder la trace des jours qui passent....

Noter ses réflexions,impressions, réactions aux faits, évènements du quotidien.

Les échanger, les partager, les discuter.

Tout cela est possible aujourd'hui, quelle que soit  l'heure, l'endroit, l'humeur....

C'est pourquoi j'ouvre ce blog aujourd'hui dans l'esprit de notre temps:spontanéité, réactivité,franchise et tolérance dans le débat.

Vous êtes cordialement invité(e) à y participer.

Francis Girault

Dimanche 18 novembre 2007
SEMAINE 46 ( du 12 au 18 novembre 2007)

1.Les principes et les amis

Réunion du Conseil Général pour délibérer des orientations 2008

En ces dernières séances avant renouvellement de la moitié des membres de l'Assemblée départementale, il est toujours intéressant et distrayant de voir les prises de paroles, l'ordre dans lequel elles interviennent, leur degré de préparation et quand même... leur contenu.  Avec un peu d'imagination, on voit s'organiser un défilé où chacun se pousse et mousse...surtout quand la presse est présente !
C'est humain !
 
Un journaliste écrivait récemment que je n'ai pas assez d'amis. Il est vrai que j'ai tendance à privilégier mes convictions et à les exprimer sans grande concession de forme. Cela ne suscite pas nécessairement l'amitié qui, comme chacun sait, demeure une notion éminemment relative en politique !
 
Mais il n'est guère facile au sein d'une assemblée d'éviter la résistance stérile sans pour autant tomber dans le consensus mou, voire complaisant.

Il est à peine utile de préciser que dans ces conditions mon appel à préserver le pouvoir d'achat de nos concitoyens en limitant au maximum l'augmentation de la fiscalité du département n'a rencontré aucun écho (il est prévu d'augmenter encore cette année de 2,7% +1,8% soit +4,6% pour 2008 après 6,8% pour 2007.

Je suis toujours surpris de voir avec quelle facilité on se résout dans certaines assemblées territoriales à augmenter les impôts. Comme si cela allait de soi que tous les ans on peut prélever impunément et sans raisons véritablement fondées une part grandissante du revenu du contribuable. La recherche permanente de la productivité de l'action publique ne ressortit pas à une incongruité et cette exigence, en adaptant, bien sûr, les méthodes, doit être la même entre la sphère publique et privée. 

Je demandais des économies sur un budget de 358 millions d'euros :1 million de réductions de coût, soit 0,0033 du budget permettrait de ne pas toucher les taux.

Fine réponse qui m'a été apportée en séance publique: le canton de St Georges les Baillargeaux profite largement du Conseil Général !

En substance, sers toi et tais toi .

On a du mal à retrouver le sol après que le débat ait atteint de tels sommets quasi-himalayens !

Autre constat: le Grenelle de l'environnement a déclenché tant à droite qu'à gauche, un intérêt pour la chose environnementale jusqu'alors moins fortement exprimé dans notre enceinte départementale . Soulignons néanmoins que l'unanimité en a été d'autant plus grande que le propos restait général et les perspectives d'action encore peu précises.

J'ai tenté d'apporter ma contribution à cette opportune communion en suggérant que du discours on passe aux travaux pratiques En effet, on sait qu'un projet de LGV se propose d'abîmer durablement une partie de notre département, si de réelles mesures de protection ne sont pas mises en oeuvre pour en atténuer les effets sur notre environnement.
 
Belle occasion au moment où se déroule l'enquête d'utilité publique de mettre les actes en harmonie avec les propos.

En effet, le Conseil Général a un rôle décisif à jouer pour obtenir de l'Etat que l'on puisse sérieusement faire du développement durable sur ce projet et protéger efficacement les populations dont nous sommes responsables et plus encore l'environnement que nous allons laisser à nos enfants.

J'espère que l'assemblée départementale fera sienne l'idée selon laquelle notre devoir d'élu consiste à conjuguer aussi intelligemment que possible la défense du territoire hérité de nos ancêtres et le nécessaire progrès.
Les maires concernés attendent un engagement clair et sans faille du Conseil général et des élus nationaux sur un projet qui modifie pour plusieurs siècles et dans certains cas, profondément, les sites et l'avenir de nos communes et de notre département.
 
 
 
2.Grâces soient rendues...
Participation au Conseil d'administration Du Service Départemental d'incendie.
J'ai remercié mes collègues de retenir l'inscription dans le budget 2008 de 1 million d'euros pour le nouveau Centre de secours de Jaunay-Clan.
Après la signature du permis de construire par le préfet Niquet et l'inscription de crédit, la voie se dégage.
J'attends la confirmation officielle lors de notre prochaine Sainte-Barbe.
Il n'aura fallu que 5 ans d'efforts. en comparaison avec la gendarmerie (12 ans), nous sommes en progrès.
 
3....en attendant la prochaine bataille.
Lors de ma visite annuelle du Collège Saint Exupéry à Jaunay-Clan, j'ai constaté la poursuite de l'usure du bâtiment initial, aujourd'hui vieux de plus de trente ans.
Les besoins de travaux de remise en état se multiplient, l'ensemble cuisine-restauration demande une mise aux normes, bref une décision radicale s'impose: la reconstruction .
Celle-ci était prévu dans le plan départemental pour l'année 2009. Des rumeurs inquiétantes me parviennent selon lesquelles "on" envisagerait 2012 voire  plus tard encore.
 
Un nouveau dossier s'ouvre. 
 
4. Mais ...existent des oasis de paix.
L'Assemblée Générale du Groupement de Défense Apicole se tient traditionnellement à Jaunay-Clan en raison de nos liens anciens avec le miel et l'apiculture.
C'est toujours un plaisir de venir saluer, bavarder et déguster un verre d'hydromel avec les apiculteurs, gens calmes et habités du désir de voir leurs petites amies, les abeilles, les plus heureuses possibles.
Cela réconforte de voir qu'il existe des gens qui ne revendiquent pas, qui ne se plaignent pas et qui tentent sincèrement de sauver une partie de la nature sans le crier à cor et à cri et sans rechercher la publicité des médias.
Les mondes authentiques sont toujours (encore?) présents.
 
5.Service (???) public (???).
 
 
0n est confondu par le cynisme, l'hypocrisie et l'irresponsabilité de quelques groupes qui se réclament du service public alors que chacun sait qu'ils ne font que défendre des intérêts étroitement corporatistes.
 
Circulant d'ordinaire à pied, j'ai la chance d'être un des moins touchés. Toutefois devant me rabattre par nécessité absolue sur la voiture, par défaut de  métro ou de train, j'ai pu mesurer le désarroi et les problèmes incommensurables que cette interruption de service(???) public (???) peut causer aux usagers.
Pour aller en voiture du Palais Royal à la rue de l'Université, en face mais de l'autre côté de la Seine, il m'a fallu 45 minutes, là ou à pied je mets un quart d'heures. Dans de tels moments, on pense à ceux qui habitent l'Ile de France et sont coincés à 19h dans les embouteillages du centre et on mesure leur humeur!
 
Il me paraît néanmoins que, par l'abus de droit de grève auquel il se livre aujourd'hui, le système syndicalo-marxo-trotsko-anarchiste est en train de se déconsidérer et de vivre ses derniers jours.
On ne peut continuer à pénaliser impunément les usagers des services publics comme certains membres des entreprises publiques le font régulièrement. Ces mêmes gens qui prétendent se préoccuper du peuple et des plus défavorisés, qui se posent en rempart de la démocratie, sont ceux, qui comme dans un minable hold up, prennent en otages les plus désarmés pour, à l'abri de ce bouclier, manoeuvrer à leur seul avantage.
 
Que voit-on aujourd'hui? une CGT déboussolée, tiraillée entre une base qu'elle ne contrôle plus et une guerre des chefs, une CFDT qui, dans la ligne Notat-Chérèque, essaye de se conduire en syndicat responsable et des groupuscules très politisés qui ne représentent qu'une petite partie des personnels et qui se sert de tout prétexte pour créer du désordre et mettre à bas notre société qu'elle exècre. On sait où ces aventures ont conduit certains pays dans le monde et les désastres humains qu'elles ont provoqués.
 
Une société mûre et civilisée ne peut accepter que la liberté de ses membres soit ainsi confisquée par quelques uns pour satisfaire des avantages catégoriels ou poursuivre par des voies anti-démocratiques des visées politiques.
 
Il faut revenir au bon sens.
Service, oui car il est indispensable.
Public, oui, car il ne peut fonctionner sans l'aide de l'argent du contribuable.
 
Il est temps de rappeler que le service public, c'est servir les autres et non se servir soi-même.
 
Si on ne veut pas reconnaître ce simple principe, il faut changer de mètier et aller exercer ses talents ailleurs.
 
Tout ce qui précède vaut tout aussi bien pour une minorité activiste dans l'Université qui s'agite pour empêcher, "horresco referens", l'argent sale du privé venir s'investir dans les labos et chaires d'enseignement de la pure Alma mater. Laquelle est aujourd'hui si souvent tagguée, souillée et rabaissée par ceux-là mêmes qui prétendent la défendre et ne veulent, dans le fond, que le désordre.
Pitoyable !
Ce n'est pas le meilleur visage de nous-même que nous nous offrons et que nous présentons au monde aujourd'hui.
 
                                           Francis Girault
 
                                                               

par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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Mardi 13 novembre 2007
SEMAINE 45 (du 5 au 11 novembre 2007)
 
 
1.On apprécie (suite)
 
En réaction à mon billet d'humeur (semaine 44 Notre Vienne) sur les contorsions électoralistes de certaines de nos meilleurs ténors ( contorsions dont nous sommes un certain nombre à être  les témoins affligés), un ami élu, dont j'apprécie la rectitude intellectuelle et morale (si, si la plupart des élus sont comme ça, contrairement à l'image qu'en donnent les sus désignés), m'a transmis sa propre réaction avec autorisation de vous en faire profiter.

Je livre à votre dégustation ce petit bijou d'humour, de bon sens et finalement d'optimisme.


"Rentrée fébrile ou .. Sortie navrante ?

Comédie ou tragédie ?

 

 

Quelle tarentule a piqué certains élus de la majorité départementale ; les soubresauts qui agitent son microcosme en cette période préélectorale seraient tout simplement risibles s'ils ne renvoyaient pas à nos concitoyens une image peu reluisante, pour ne pas dire cynique des élus que nous sommes.
  

Certains rats décervelés (certainement par la mauvaise utilisation de leur propre machine ubuesque) quittent un navire qu'ils  ne contrôlent pas.

Les rongeurs à l'eau, le navire retrouvera un cap, le bon cap ; il pourra alors, doté d'un équipage compétent et motivé, se tourner sereinement, lisiblement et fièrement  vers des horizons ambitieux.

Les rats tant citadins que ruraux devraient plutôt faire le ménage dans la basse-cour de Chantecler : le soleil continuera à se lever après la disparition  de notre gallinacé.

 

Être trompé, c'est  désagréable ; imaginer l'être, fait montre,  pour le moins, d'un fonctionnement tortueux et torturé de son moi profond.

L'ascension d'un esprit, persuadé que ceux qui l'entourent  souffrent du même défaut que celui dont il est lui-même affublé, provoque un rire résistible ?

La comédie, qui avec esprit moque les travers des hommes,  délivre un message d'optimisme quant à l'évolution des vices de notre société, ainsi Sganarelle, malgré son défaut du paragraphe précédent, croit fort en l'Ecole (des maris) et en l'Amour (médecin) pour nous sortir des affres du Mariage (forcé).

Que cet optimisme soit contagieux ! 

Nous vivons une période passionnante, où chaque geste est à penser, à inventer pour la préservation de notre planète et le bien être des générations futures, au lieu de cela nous assistons à  de petites querelles intestines si éloignées des préoccupations des Gens.

 

Cessons de nous regarder le nombril et travaillons."

                                                       B.D.


La Vienne, qui a connu des temps où initiatives et actions étaient les maîtres mots, mérite mieux que ce que nous vivons aujourd'hui.


Elle peut repartir avec un leadership mieux affirmé et en retrouvant la voie d'un véritable travail d'équipe.

Les talents et les bonnes volontés existent.


 


2.On (se) ré-unit

Trois évènements, qui se sont déroulés entre samedi et dimanche à Jaunay-Clan, m'ont frappé en cette fin de semaine:

- une réunion en mairie pour remercier tous les contributeurs à la commémoration du centenaire du bâtiment des Ecoles.

-un pot de départ en retraite réunissant deux cents cinquante personnes venues saluer leur ancien directeur "remercié" cavalièrement par des actionnaires manifestement très préoccupés par la dimension humaine de l'entreprise (initialement une coopérative !).

-la cérémonie du 11 novembre suivie de son banquet qui a réuni près de 200 personnes venant de Beaumont, Dissay, St Georges et Jaunay-Clan.

Quel est le point commun de ces trois évènements?

Le caractère fédérateur du souvenir partagé.
Nous aimons nous réunir pour retrouver et nous entretenir de ce qui nous rapproche: années passées dans une même école, moments vécus dans une même entreprise ou célébration en commun d'une mémoire collective envers tous ceux dont les noms sont ceux des familles de la commune qui ont donné leur vie pour qu'aujourd'hui nous bénéficiions de la paix.

Cette capacité de se ré-unir est la marque d'une société adulte, apaisée et mûre.

Je m'en réjouis profondément.

3.On digère


La société est une mécanique curieuse et bien compliquée.

Elle fabrique des années bizarres, se dotent de personnages emblématiques baroques puis digère tout cela pour passer à autre chose d'aussi imprévisible.

C'est à quoi je pensais en assistant à une pièce de théâtre qui remporte
en ce moment un assez vif succès : "Les riches reprennent confiance".(Théâtre de Poche à Montparnasse).

C'est une pièce sur les années Tapie et sur le personnage lui-même.
Il faut se souvenir de ce qu'a pu représenter cet affairiste doté d'une capacité de cabobaratinage exceptionnelle. Il a réussi à passer pour un authentique capitaine d'industrie auprès d'un grand nombre de naïfs qui en ont fait une espèce de business idole. On connaît la fin dans le cafouillage et la procédure.

(On connaît moins la duplicité de la banque et des quelques financiers de haut vol-encore plus filous que lui- habiles à tirer les fils de marionnette et qui ont profité impunément de l'aventure bien davantage que l'intéressé. D'où sa fureur à s'être fait rouler par plus malin que lui !).

Sans doute ce passage était il nécessaire pour que notre pays qui
à l'époque, méprisait solidement le monde de l'entreprise,  s'y intéresse et commence à en comprendre les mécanismes.

Depuis nous avons rejoint le monde anglo-saxon dans une meilleure compréhension de cet univers avec ses côtés positifs ( quand la bourse monte et que les taux d'intérêts baissent par exemple) ou moins agréable ( quand la bourse baisse et que les taux...) ou quand, faute de croissance, le pouvoir d'achat stagne voire régresse.

Donc soyons indulgents pour M.Tapie. Il a été sans le vouloir un instrument de pédagogie et a exprimé ce à quoi aspirait une époque aujourd'hui révolue.

On pourra dans quelques temps et avec le recul qui nous manque aujourd'hui, se demander quelles aspirations notre société tente d'exprimer avec ce qui sera appelé "les années Sarkozy".

Encore un peu de patience. Cela donnera dans quinze ans, une pièce de théâtre.

Il faut souhaiter qu'elle soit bonne !


                                  Francis Girault


 

 

 

 

par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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