Bienvenue

Garder la trace des jours qui passent....

Noter ses réflexions,impressions, réactions aux faits, évènements du quotidien.

Les échanger, les partager, les discuter.

Tout cela est possible aujourd'hui, quelle que soit  l'heure, l'endroit, l'humeur....

C'est pourquoi j'ouvre ce blog aujourd'hui dans l'esprit de notre temps:spontanéité, réactivité,franchise et tolérance dans le débat.

Vous êtes cordialement invité(e) à y participer.

Francis Girault

Lundi 5 novembre 2007
SEMAINE 44 (Du 29 octobre au 3 novembre 2007)

1.Grenelle de l'environnement

Je n'ai pas bien compris le résultat du Grenelle de l'Environnement si ce n'est que tous les participants paraissent satisfaits.

C'est en soi un résultat que de mettre autour d'une table et apparemment d'accord les diverses et nombreuses composantes de l'univers "Environnement".

Mais qu'en est-il sorti exactement?
Que le gouvernement ait clairement manifesté que l'environnement faisait partie intégrante de ses politiques et qu'il n'entend pas laisser à d'autres le soin de confisquer ce thème, c'est un premier point.

Que l'on utilise l'environnement comme nouvelle assiette fiscale, en est un second. La présentation est habile. Vous voulez que l'environnement soit protégé, et bien il faut payer. Comme si les impôts déjà existants ne pouvaient pourvoir à ce que l'on désigne comme le problème numéro 1 de notre époque!. Il est vrai que sans redistribution et meilleur contrôle des dépenses en cours, on ne peut sans ressources nouvelles engager des programmes nouveaux.

Quels seront-ils?
C'est là, le plus préoccupant. Le flou des propositions laisse penser le pire. Ou bien on ne fera rien ou pas grand chose au-delà des postures et des discours et ce n'est pas très grave. Ou bien, on veut faire quelque chose et là, cela peut coûter très cher.
Comme l'écrivait un journaliste récemment, le Grenelle de l'environnement peut déboucher sur un nouveau "35 heures" avec les mêmes effets ravageurs sur notre économie.

Avec comme circonstance aggravante, que la lutte contre les gaz à effet de serre doit être nécessairement mondiale. Que la France consacre 3% de son PIB à l'environnement- ce qui pour elle représente un effort considérable- n'aura qu'un effet très faible sur le réchauffement climatique.

Attention à ne pas repartir dans ces croisades dont nous avons le secret, dans lesquelles le désir de donner des leçons au monde entier nous fait perdre tout sens pratique et nous fait nous retrouver un peu plus pauvre, sans grand résultat à mettre en face.

Je suis inquiet.

2.Une autre Vienne

Je viens de passer 4 jours à Vienne en Autriche à l'occasion de la Toussaint.

Outre le plaisir de faire découvrir la ville à ma petite fille, j'ai vu avec de nouveaux yeux, ce pays dans lequel je n'avais fait que des passages météoritiques lorsque j'étais dans l'industrie.
(Vienne accueille de nombreuses réunions de l' Opep).

1ere observation: le passé est toujours très prégnant.

On sent que l'histoire de cette capitale (plus encore que l'Autriche elle-même) qui a dominé l'Europe est encore très actuelle dans les esprits, malgré la réduction à 10 millions d'habitants du pays qu'elle représente aujourd'hui et le drame de sa disparition entre 1938 et 1945, sept années pendant lesquelles, après l'Anscluss, l'Autriche était devenue une simple province du Grand Reich.

La nostalgie d'un pouvoir s'étendant de l'Espagne au nord de l'Allemagne en passant par la Bourgogne, les Flandres et l'Europe Centrale se manifeste, bien sûr, dans l'architecture grandiose de la ville mais aussi dans ses richesses culturelles (le Kunsthistörisches Museum contient des collections extraordinaires).

Cette nostalgie s'explique en partie par la conscience qu'ont les Autrichiens que le temps de la splendeur est à jamais révolu .

Mais aussi parce que leur capacité à ériger et à faire vivre un ensemble protéiforme, composé de dizaines de territoires aux statuts plus ou moins définis qui trouvaient dans l'Empire un système de protection, de tolérance et d'intérêts, s'est émoussée au fur et à mesure de la montée des nationalismes au 19ème siècle.
Faute d'avoir pu créer à l'instar de la France, du Royaume Uni, puis de l'Allemagne et de l'Italie, des pouvoirs forts et centralisés, l'Empire s'est délité et replié sur lui jusqu'à disparaître.

2ème observation: le présent et l'avenir sont plutôt roses.

Toutefois, ne nous y trompons pas.
Les qualités de ce peuple qui, à l'échelle du monde de son époque a su créer et organiser une des premières formes de mondialisation, sont toujours présentes: capacités à établir des relations avec des interlocuteurs aux modes de vie radicalement différents, appétences culturelles multiples, respect d'autrui, sens de la synthèse entre les mondes slaves, catholiques espagnols, catholiques français, catholiques italiens, protestants germaniques...
Toutes ces qualités sont à l'oeuvre en ce moment pour utiliser au mieux la nouvelle position stratégique que confère au sein de l'Europe à l'Autriche, l'élargissement à l'Est.
Elle retrouve son rôle historique au sein d'une Mitteleuropa en pleine recomposition.

Mais cette fois au service de son économie qui est très florissante. Notre ambassadeur avec lequel j'ai eu un entretien, me confirmait que depuis 15 ans, l'Autriche a réussi à générer un point de croissance de plus que la moyenne européenne. Le niveau de vie moyen dépasse aujourd'hui celui de la France!

3éme observation: un marketing touristique très efficace.

Sissi fait défiler des touristes du monde entier tant à la Hofburg qu'à Schönbrunn avec un égal et permanent succès.

Marie-Thérèse est éclipsée. La "peopilisation" envahit même l'histoire. Est-ce le signe de notre époque? Est-ce le résultat d'un marketing touristique réussi? En tous les cas, ça marche.

La musique, omniprésente, constitue un second atout mais qui n'est pas réservé aux seuls touristes.
Les Viennois demeurent fous de musique. Il faut voir la foule se presser le soir devant les salles de concert.
Soirée intéressante à l'Opéra avec un ballet d'exécution parfaite- Coppélia- mais un peu académique et superbe messe de Salieri à la HofburgKappele.

Nous avons bien évidemment sacrifier à la gastronomie locale (un peu lourde) avec la Sacher Törte au Café Sacher et le canard
grillé au choux rouge consommé dans une auberge de Grinzing arrosé du délicieux vin blanc qui continue-nous a t'on assuré- à être produit sur le coteau du même nom à dix minutes du Ring.


3.Notre Vienne

A peine de retour, j'ai été rattrapé par les bouillonnements que connaît la majorité départementale à l'approche des échéances électorales .

La vie politique est souvent ainsi faite dans notre pays.
Mais est-ce bien raisonnable et responsable de se donner ainsi en spectacle ?

La considération accordée à l'électeur doit être la raison première de la vie publique et sa finalité ultime.
Les calculs de position personnelle, pour inévitables qu'ils soient, ne doivent venir qu'après et en tout état de cause, ne grandissent guère ceux qui s'y livrent.

N'ayant pas de considération authentique et sincère pour ceux qui leur apportent leur voix, qu'ils ne s'étonnent pas de ne pas en recevoir en retour.

Je suis affligé.

4.Le Millier

Pour terminer sur une note plus optimiste. Ce blog vient de dépasser en octobre le millier de lecteurs. Je suis ravi (et un peu inquiet) de savoir que ma prose spontanée est lue par tant d'yeux perspicaces. Il va falloir que je fasse attention!

En ouvrant cette lettre hebdomadaire, j'avais le sentiment qu'un nouveau mode de communication est en train de naître.
Votre intérêt le prouve.

Merci à toutes et à tous.


                                      Francis Girault
par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Lundi 29 octobre 2007
SEMAINE 43 ( du 22 au 27 octobre 2007)


1.Rentrée curieuse

La rentrée est bien faite.

Mais, elle ne laisse pas de surprendre sur le front social.
D'un côté, s'expriment des attentes de plus en plus précises en matière de pouvoirs d'achat sans que pour le moment des réponses nettes soient apportées ou même évoquées.

De l'autre, les mouvements sociaux viennent de ceux qui, a priori, ont le moins à se plaindre: les entreprises publiques- protégées par l'ombrelle de l'Etat: SNCF, EDF, RATP..., de l'autre une entreprise prospère et un personnel plutôt bien traité: Air France.

Dans l'un et l'autre cas, même mépris de l'usager, dont la gène est utilisée  sans vergogne comme moyen de pression. Même mépris des conventions: les syndicats d'Air France ne respectent pas leur propres engagements de négocier avant la grève. Quant aux établissements publics, ils annoncent la façon dont ils vont appliquer à partir du 1er janvier prochain, la loi sur le service minimum.

Réactions, d'abord corporatistes de nantis, qui protègent égoïstement leurs acquis en prenant leurs clients en otages. Quelle irresponsabilité !

Il est vrai que, côté patronal, c'est pas mieux: le comportement des dirigeants d'EADS ne manque pas d'étonner. Pour reprendre la formule du Président de Lagardère qui préférait être regardé comme un incompétent plutôt que comme malhonnête, ces gens démontrent que l'un n'exclut pas l'autre.

Quant au comportement de l'UIMM et de ses dirigeants, on en reste sidéré. Dans un état de droit, on apprend qu'une organisation syndicale échappe à tout contrôle exigé aujourd'hui de la moindre association loi 1901 (et c'est normal) et peut impunément transfèrer des sommes colossales en liquide. Le plus étonnant est le voile pudique jeté sur les bénéficiaires. On sent qu'un épais consensus existe pour ne pas aborder ce sujet qui risque d'éclabousser beaucoup de monde. Heureux Denis Gautier-Sauvagnac, qui moyennant une démission a minima pour sacrifier à l'opinion, va désormais couler des jours tranquilles et toujours aussi prospères, détenteur qu'il est de secrets qui ont pris d'un seul coup une valeur considérable et méritent tous les ménagements et ce de la part d'interlocuteurs de tous les bords.

Serions nous finalement un pays heureux, pour se payer toutes ses fantaisies? Sommes nous encore le pays de Descartes pour nous comporter de façon aussi irrationnelle?Je suis prêt de rejoindre l'avis d'une étude très sérieuse qui conclue à la schizophrénie française faite d'une part d'un niveau de vie, de santé de culture plutôt élevé comparé à de nombreux autres pays et d'autre part d'un comportement dépressif et désabusé, comme si on croulait sous le poids des problèmes que l'on n'a pas envie de résoudre.

Quel exemple pour nos jeunes!

2.Rentrée intéressante.

Les groupes de travail rendent leur copie:

-le groupe Balladur avec des propositions sérieuses qui dépoussièrent plutôt bien nos institutions sans prétendre les bouleverser. C'est plutôt bien vu .La réforme n'est pas la révolution .Et dans ce domaine, c'est d'aggiornamento et de réalisme dont on a le plus besoin.
Point qui me sied particulièrement: la proposition de non cumul entre mandat local et mandat national. C'est courageux de l'avoir inscrit dans la liste même si la proposition déplait beaucoup aux parlementaires et pour cause !

Quand on connait la difficulté de produire de bonnes lois et d'en vérifier la bonne application, d'inspirer et de contrôler le travail et le comportement gouvernemental, de fabriquer le budget de pays et d'en vérifier l'exécution, d'aller voir ce qui se passe dans d'autres pays pour prendre ce qu'il y a de bon et éviter de reproduire les mêmes erreurs, de réfléchir à l'avenir et prendre le pouls de sa circonscription et plus largement de la société, on se dit que cela doit suffire à remplir les semaines d'un parlementaire normalement constitué.

Mais chacun sait que nous avons affaire à des surhommes. Car outre toutes ces tâches qu'ils remplissent à la perfection, ces addicts du travail s'occupent également de villes de plusieurs dizaines, voire centaines de milliers d'habitants, des intercommunalités qui les accompagnent et d'une floppée de présidences diverses et variées, sans parler d'un certain nombre qui conservent ( ou qui prennent comme M.Copé. !) des activités professionnelles.

Qui peut croire que toutes ses activités sont menées avec tout le soin et l'attention requis?

Le non cumul entre mandats nationaux et locaux non seulement permettrait de mieux se concentrer sur chacun d'entre eux mais aussi favoriserait l'émergence de la décentralisation tant demandée et encore si peu réalisée dans les faits.

3.Rentrée fébrile

Le microcosme départemental est agité de mille interrogations, supputations, prises de position, tentations et autres expectations.

L'affiche ne manque pas d'intérêt, les scénarii comportent de bonnes doses de suspense, les acteurs travaillent à fond leurs rôles dans la coulisse, les jeunes premiers et premières réclament la rampe,  les machinistes sont à la manoeuvre, et accessoires indispensables de tout bon spectacle, les dagues et les poisons sortent des magasins.

Bref les esprits s'affûtent et la nervosité des veilles de grande "première" commence à percer.

Sera-ce le triomphe de Chantecler? la bataille d'Hernani ?la résistible ascension d'Arturo Ui ? Sganarelle-la pièce en un acte de Molière mieux connue sous un autre titre que lje vous laisse trouver sur Google-?

A moins que l'on finisse par choisir Ubu Roi, facile d'interprétation, qui autorise toutes les facéties et improvisations et qui est toujours si gouté du public des vrais connaisseurs.


4.Rentrée résistante


Ca y est l'enquête publique pour la LGV est partie.

Premier entretien courtois mais ferme avec les commissaires enquêteurs qui étaient présents à l'ouverture de l'enquête à Jaunay-Clan.

Ils ont accepté de venir sur le terrain se rendre compte "de visu "de l'impact d'une tranchée qui atteindrait 18 m au plus profond et 120m. au plus large, si l'on ne la couvre pas.

Des maquettes réalisées par le club de modélisme ferroviaire permettent de comprendre l'ampleur des dégâts environnementaux que, de sang froid, on se prépare à commettre.

Développement durable, réveille toi, ils sont devenus fous!

Tout ceci au moment où le plus gravement du monde, on épilogue sur le Grenelle de l'environnement et le statut d'exemplarité que la France réclame en matière environnementale face à un monde bassement matérialiste et préoccupé de sordides problèmes de coûts. Ce n'est pas RFF et le ministre de l'Ecologie, du développement et de l'aménagement durables qui tomberaient dans de tels errements.

Nous aurons l'occasion d'en parler à Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat aux transports qui doit nous recevoir prochainement ainsi qu'à l'occasion de la réunion publique programmée pour le 30 novembre avec la commission d'enquête et RFF.

Mobilisons nous . C'est le moment. Nous pouvons gagner si nous savons nous montrer forts.
C'est pour nos enfants qu'il faut le faire pour ne pas leur laisser une commune irrémédiablement éventrée et coupée en deux pour les deux ans à venir.

La commune que nous ont légué nos aînés vaut mieux que ce que veulent en faire les technocrates irresponsables.

                                              
                                               Francis Girault
par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
ajouter un commentaire commentaires (0)    créer un trackback recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus