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Garder la trace des jours qui passent....

Noter ses réflexions,impressions, réactions aux faits, évènements du quotidien.

Les échanger, les partager, les discuter.

Tout cela est possible aujourd'hui, quelle que soit  l'heure, l'endroit, l'humeur....

C'est pourquoi j'ouvre ce blog aujourd'hui dans l'esprit de notre temps:spontanéité, réactivité,franchise et tolérance dans le débat.

Vous êtes cordialement invité(e) à y participer.

Francis Girault

Mercredi 3 octobre 2007

1.Conférence locale de l'emploi.

 

 

Première tentative de réunir tous les acteurs de l'emploi intervenant sur le territoire du Haut Poitou et Clain.

 

Soit une bonne trentaine de personnes et une douzaine d'intervenants.

 

Tour de table très intéressant de chacun, exposant la façon dont il prend le problème, ses moyens, ses objectifs et pour certains leurs résultats.

 

Le paysage est varié !

Dans les traits communs, on relève beaucoup de bonnes volontés et d'efforts ainsi que le souci de monter des partenariats.

Dans les axes de progrès, on note le nécessaire resserrement des synergies pour éviter les redondances et double emploi.

Également apparaît la nécessité d'un observatoire de l'emploi concret et tourné vers la recherche du résultat.

Je suis frappé de constater le flou opérationnel des statistiques de l'emploi. À chaque fois que j'ai eu l'occasion d'analyser finement les chiffres obtenus de tel ou tel organisme, on s'aperçoit que ces chiffres ne décrivent pas convenablement la population observée (sous l'angle : comment mesure-t'on la résolution des problèmes) ou ne permettent pas d'identifier clairement la nature des problèmes posés.

 

Plus surprenant : ce type de remarque produit peu d'échos chez les professionnels de l'emploi, soit parce qu'ils se sont habitués à la grande complexité de ce type de réflexion, soit parce que- et c'est vrai- le changement continu des problèmes qui leur sont posés les fait douter de l'intérêt de telles analyses, soit enfin parce que certains craignent par la mise en évidence des résultats mettre en péril des fonds de commerce bien établis.

 

Ne soyons pas trop ambitieux et avançons progressivement.

Le fait de se réunir et de réfléchir ensemble est un premier pas important.

 

Deux absents de marque : l'Etat qui a décliné notre invitation, opérant une confusion entre cette réunion et la création de la Maison de l'Emploi ( qui n'est attendue que depuis octobre 2004 !)et la Région qui n'a pas donné signe de vie.

 

En revanche les chambres consulaires ont pris part aux échanges de façon très positive et le Conseil Général, bien représenté, a apporté une précieuse contribution.



2. Les Contrats d'Accompagnement à l'Emploi (CAE)


Un lecteur, qui suit bien l'actualité, évoque le sort des contrats CAE et me demande ce que nous comptons faire.


Un peu d'histoire qui illustre la gouvernance publique dans notre pays.


Cette formule a été créée par les services du ministère de l'emploi au printemps 2006, à une époque où les statistiques du chômage ne fléchissaient pas comme prévu.

J'ai été sollicité de tous bords- téléphones, visites,courriers- pour accueillir le plus vite possible, ce type d'emplois.


Nous en avons créé une dizaine, la formule étant financièrement alléchante et la durée de chaque contrat étant de 6 mois
renouvelable 3 fois.

Comme pour les emplois jeunes, il n'est pas question de profiter d'une aubaine et de remettre les bénéficiaires sur le marché, une fois les aides terminées, de toute façon, ces personnes- sous réserve qu'elles remplissent leur part de contrat- auraient été embauchées.


Mi-juillet, appel téléphonique pour nous signifier l'arrêt des CAE.

Ne me contentant pas d'une injonction téléphonique ( on appréciera au passage la rigueur administrative!) j'en entretiens le préfet qui vient de prendre ses fonctions. Celui-ci me confirme la nouvelle, les crédits CAE n'ayant été abondés que jusqu'en juin!

Devant la grogne, quelques crédits supplémentaires ont pu être dégagés et partie des contrats ont été sauvegardés à la condition de les pérenniser, ce qui était notre intention de départ.


Pas tous, car on me fait valoir que deux d'entre eux qui ont fait l'objet d'interruption du fait de l'administration en attente d'instruction, ne peuvent être poursuivis aujourd'hui puisqu'ils ont été interrompus! CQFD.

Courteline pas mort!


Ainsi va la gestion publique de notre pays, incapable de tenir une politique pendant plus d'un an, marchant par à-coups précipités pour colmater la brèche du moment, reniant ses engagements sans vergogne!

Les vieux routiers le savent et prennent cela avec une certaine sérénité sachant qu'ils ne peuvent compter que sur leurs propres forces.

Dernière marotte: la prévention de la délinquance. On me presse de trouver des projets à engager d'ici la fin de l'année. Il y a des crédits à consommer d'urgence!

Notre pays  a besoin, non seulement de rigueur financière, mais de rigueur tout court dans la gestion des affaires publiques.

L'argent commun est trop difficile à réunir pour le laisser gérer de cette façon. Il serait temps que les politiques retrouvent morale et bon sens.

 

 

3.Codeval

 

Réunion à la fois contrariante et encourageante.

 

Contrariante parce qu'à l'issue d'un tour impliquant une soixantaine de communes pour leur demander d'approuver les statuts de Codeval et la nouvelle liste des participants après la décision du Neuvillois de ne pas rejoindre le syndicat, le Lencloitrais après 9 mois de tergiversations nous fait part de sa décision de ne pas se joindre à Codeval pour cause de proximité d'élections municipales.

Conséquence : il est nécessaire de refaire tout le tour des communes des cinq communautés qui continuent à soutenir cette initiative pour approuver le nouveau périmètre.

Il faut avoir les nerfs solides!

 

Ce qui est encourageant c'est la détermination des communautés du Chatelleraudais, du Loudunais , de Mable et Vienne, de Vienne et Creuse et, bien sûr, du Val Vert de poursuivre et de procéder à nouveau, à ces consultations dans les meilleurs délais.

 

Les processus de décision entre collectivités demeurent pour moi quelque fois mystérieux ! J'ai du mal à comprendre dans certains cas comment raisonnent certains responsables de collectivité, même si , bien sûr, je respecte leurs décisions.

4.LGV

Les grandes manoeuvres commencent.

Les dates pour l'enquête publique précédant la Déclaration d'utilité publique (DUP) qui constitue la première décision juridiquement contestable de la mise en chantier de la LGV sont connues: 25 octobre au 19 décembre 2007.

Il convient de préparer l'information et la mobilisation de nos concitoyens pour qu'ils puissent s'exprimer dans les registres d'enquête. La partie n'est pas gagnée mais est loin d'être perdue.
Nous devons,en effet, faire fortement valoir que les inconvénients d'une tranchée qui va éventrer notre commune sur plus de 100m de large pour faire passer des trains à longueur de journée sont de nature à la fois à apporter une gène permanente à toute une partie de la population et à prévenir pour le moyen-long terme le développement de la commune. Pour un bénéfice nul.

D'autant que RFF admet la possibilité de recouvrir la tranchée.

Il faut continuer à se battre et mobiliser toutes nos forces. J'attends du Conseil Général une attitude ferme pour défendre les communes, comme il s'y est engagé. De même, les parlementaires doivent montrer sur une telle question qu'ils se préoccupent réellement du sort des populations dont ils sollicitent leur mandat et monter vigoureusement au créneau.

C'est un moment décisif qui s'engage.

 

 

5.Baptêmes.

 

Circonstance heureuse et rare.

Ma belle-fille et chacune de ses soeurs ayant eu à quelques semaines de distance un bébé, elles ont eu la bonne idée de procéder à un baptême commun réunissant trois bébés dans une même cérémonie.

Belle fête familiale réunissant nécessairement beaucoup de monde entre les familles, parrains, marraines et amis.

Les plus calmes ont été, je crois, les bébés!


 

                                                                                    Francis Girault

 

par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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Dimanche 23 septembre 2007
SEMAINE 38 ( DU 17 au 22 septembre 2007)


1.Venue de Martin Hirsch

Martin Hirsch est venu présenter le Revenu de Solidarité active destiné à dynamiser la réintégration des RMIstes. Le principe en est intéressant. Il consiste à créer un effet de levier pour le Rmiste qui retrouve un emploi, effet de levier qui constitue un véritable incitatif financier à sortir du RMI.

Obligé de partir car participant le même jour à une séance au Conseil, je n'ai pu prendre part à la totalité de la séance et n'ai pas eu l'exposé pratique de l'application du système.

Mais ceux qui y ont assisté m'ont dit que la suite de la présentation avait été concrète. En effet notre Pays fait partie de l'expérimentation du Système qui ne sera généralisé qu'après "rodage".
Nous aurons donc dans les prochaines à le mettre pratiquement en oeuvre sur notre territoire.

2. Intervention télévisée du Président

J'ai suivi avec attention l'intervention du Président.
Le ton est très nouveau : simplicité du propos qui fait qu'il est immédiatement compris, bon sens dans la façon de poser et de répondre aux problèmes, sincérité sur la volonté de réaliser les engagements de la campagne, culture du résultat .

Il se dégage une énergie et une volonté de réussir que l'on a pas connu depuis longtemps. Personne ne peut dire si le changement sera à la hauteur de ce qu'il souhaite et dont le pays a besoin  mais nul ne pourra pas lui reprocher de ne pas avoir essayé avec une détermination totale.

Se présenter comme l'homme des solutions peut paraître une rodomontade mais c'est aussi et d'abord un acte de leadership inhabituel dans le monde politique.

Le discours et le comportement politique ne peut plus être le même désormais. J 'entendais à la radio, une intervention d'un dirigeant deux jours plus tard. La parole apparaissait pompeuse, loin des réalités et pour tout dire ennuyeuse.

Une page est tournée. Nos concitoyens veulent des actes et ne légitimeront que les politiques capables d'agir sur le fond et non plus de gérer la forme.

Le temps de la communication qui se substitue à la décision, de l'action qui se  résume à la distribution de petits privilèges pour se créer une clientèle du haut en bas de notre système public, des mandats dont on ne rend pas compte se termine.

La suite ne sera pas plus facile :nos concitoyens donnent la priorité à la real politik et non plus aux idées générales et exigent de leurs représentants des résultats concrets et non de l'idéologie.


3.Groupe de travail ATTALI

Il devient urgent de connaître les conclusions du groupe Attali sur les freins à la croissance.

Le mot malheureux du Premier ministre ( mais qui reflète à la fois sa réalité quotidienne et sa préoccupation majeure) sur la faillite de l'Etat a brutalement précipité devant la scène un constat connu de tous.

M.Trichet, ravi de pouvoir lever la pression que fait peser sur lui les remarques de la France sur l'euro fort, s'est fait immédiatement un plaisir de rappeler notre pays à davantage de modestie en lui rappelant qu'elle doit d'abord mettre de l'ordre dans ses affaires avant de prétendre régler celles des autres. Ce qui n'est pas faux.

Constatons au passage qu'il est heureux que la France ait l'euro pour monnaie.Du temps du Franc, ce type d'échanges publics nous coûtait une immédiate dévaluation d'au moins 20% !

Soyons réalistes. Ce ne sont pas les mots qui créent les problèmes. C'est le refus depuis 20 ans d'accepter l'idée que nous vivons au-dessus de nos moyens (Barre le disait déjà en 1988, ce qui n'a pas à sa campagne présidentielle).

Aujourd'hui, nous sommes au pied du mur.
Soit la rigueur pour plusieurs années et la remise en cause sévère de notre mode de vie notamment en matière de solidarité.
Soit, ce qu'essaie le Président, une course de vitesse pour faire sauter le plus vite possible nos principaux blocages pour espérer que ceux-ci ayant disparu, la croissance prenne le relais et permette de desserrer les contraintes.

Soit je le crains, parce que nous avons trop attendu, les deux.

Si l'on ajoute la crise de confiance bancaire qui perdure, selon ce que m'a expliqué en détail un ami banquier, et le refus de la BCE de baisser les taux d'intérêt qui ainsi ne veut pas doper la reprise par le simple levier monétaire mais renvoie aux gouvernements le soin de le faire par le budgétaire, notre situation est en effet critique.

Cela veut dire que nous sommes au début de remises en cause drastiques et que se termine une époque.
Celle inaugurée dans les années 80 où après les trente glorieuses, nous avons basculé dans le rêve qui devait devenir ( enfin) réalité et traversé ce que l'on appellera peut-être les trente oiseuses.

La récréation est finie. Les temps durs sont à venir.


4.Nervosités

Je trouve que nous sommes bien nerveux dans cette rentrée.

Conséquence d'un été maussade ?
Effets de sept ans de mandats pour les élus locaux avec des équipes qui fatiguent ?
Approches des échéances électorales qui excitent les egos ?
Sentiments diffus de temps difficiles à venir?
Crainte de l'avenir et du changement qui caractérise notre vieux pays ?
Résultats sportifs décevants?

Je ne sais, mais je constate un manque de sérénité et une propension à la dissension qui n'existait pas avant l'été.

Les semaines à venir diront si ce vent annonciateur d'un hiver aigre et froid perdure ou s'il s'évanouit pour laisser la place à des zéphyrs porteurs de l'espérance de jours plus souriants.

                                                 
                                                                     Francis Girault


par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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