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Garder la trace des jours qui passent....

Noter ses réflexions,impressions, réactions aux faits, évènements du quotidien.

Les échanger, les partager, les discuter.

Tout cela est possible aujourd'hui, quelle que soit  l'heure, l'endroit, l'humeur....

C'est pourquoi j'ouvre ce blog aujourd'hui dans l'esprit de notre temps:spontanéité, réactivité,franchise et tolérance dans le débat.

Vous êtes cordialement invité(e) à y participer.

Francis Girault

Mercredi 14 janvier 2009
SEMAINE 2 (du 3 au 8 janvier 2009)

1.Réunion déplacements

Malgré des routes peu fréquentables en raison de la neige et du froid, tenue d'une réunion pour examiner les améliorations envisageables de moyens de transport en commun pour la commune et le canton.

Grâce à l'initiative et une bonne volonté au niveau départemental que je souhaite souligner, des
marges de progrès apparaissent dans des délais suffisamment rapprochés pour qu'un programme d'action sur l'année 2009 puisse être dressé.

Démonstration que lorsque on cherche la solution en se mettant du même côté de la table et le problème au milieu, on y arrive sans drame et sans perte d'énergie excessive.

2.LGV

La période serait-elle propice aux solutions, aux déplacements, aux voeux?

La aussi, réunion avec RFF avec des interlocuteurs en quête de solution.
Attitude suffisamment nouvelle pour être mise en évidence.

Nous sommes encore loin de l'arrivée, mais il semble que les freins ne soient plus aussi bloqués et que des voies apparaissent, permettant d'envisager de se rejoindre sur une appréciation mieux partagée des maux et des remèdes.

Les débuts d'année  sont aussi propices aux bonnes résolutions.


3.VOEUX

Six cérémonies de voeux
en 2 jours.

Surprise. La morosité n'est pas au rendez-vous !
Les propos sont réalistes mais pas pessimistes.
Le sentiment dominant face aux difficultés prévisibles est davantage de rassembler les énergies que de baisser les bras.

Tant mieux. Notre vieux pays, qui a déjà vécu tant d'évènements dramatiques, sait toujours trouver les ressources morales pour faire front.

Le pire n'est jamais sûr, surtout quand on l'attend et que l'on prend les dispositions pour qu'il n'arrive pas.

4.UN AMI CHER S'EN VA

Disparition de Jean Charles Chevalier, collègue pendant de longues années au Conseil Général.

Représentant de cette génération qui a été jeune ( donc qui a commencé sa vie d'adulte) pendant la guerre et qui a reconstruit dans les trente années qui ont suivi notre pays.

Homme aux valeurs solides, fidèle dans ses amitiés, lucide mais tolérant, à l'esprit ouvert et curieux, il a réussi l'exploit d'atteindre un âge avancé sans vieillir!

Il faisait partie de ces rares hommes qui parviennent à concentrer en eux les vertus d'une époque. Quand ils partent, ils nous donnent à comprendre qu'une façon d'être, de vivre, d'agir disparaît inéluctablement. Nous nous sentons alors orphelin d'une référence ou d'un repère, surtout quand tout se met à tanguer comme aujourd'hui.

Cela veut aussi dire que c'est le tour de notre génération d'assumer l'époque . Et finalement, c'est en cultivant le souvenir de personnes comme Jean Charles que l'on puise de quoi rassurer ceux à qui cette tâche incombe.


                                                                               Francis Girault
Par GIRAULT Francis - Publié dans : francis.girault
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Mercredi 14 janvier 2009

1.Ce que l'on quitte

2008 est fini. Quel souvenir laissera t'il? Celui de l'illusion de la solidité.

Qui aurait dit en début d'année que des banques aussi solidement fondées qu'apparaissaient des Bear Sterns, Lehmann Brothers ou Fortis etc. n'existeraient plus à la fin de l'année. Que des géants respectés comme UBS, Goldmann Sachs ou Morgan Stanley pour ne pas parler de Citygroup qui dominaient encore il ya quelques mois la finance mondiale panseraient aujourd'hui des plaies sévères et deviendraient des établissements vulnérables et fragiles.

Et dans l'industrie, on voit des GM ou Chrysler ou encore  Fiat, Renault et Peugeot tendre la main vers l'Etat, incapables qu'ils sont de régler seuls leurs problèmes.

Les grandes constructions des années 80 à vocation mondiale, qu'elles soient financières ou industrielles, se sont effondrées en quelques mois .

Cela rappelle singulièrement les grandes erreurs d'appréciation des années 1935-1938: l'armée française auréolée de sa victoire de 1918, un des meilleures armées au monde qui faisait peur à Hitler avant Munich. Un Empire français capable de puiser sans limite dans des réserves d'hommes et de richesses incommensurables. Tout ceci a été balayé en une semaine après le 10 juin 1940.

Pourquoi ces édifices construits pour durer s'écroulent ainsi aussi facilement ? Pour les évènements récents l'analyse forcément complexe est loin d'être faite, ni même commencée.

Reste le premier élément explicatif: le facteur humain qui fait que les meilleures organisations ne tiennent que par la qualité morale de  leurs équipes dirigeantes. Celles qui sont capables de mettre des limites à une expansion avant qu'elle ne devienne incontrôlable et à une recherche du profit sans borne qui fait oublier la raison d'être première de ces entreprises qui est de délivrer un service ou de produire un bien, l'un et l'autre de la meilleure qualité possible au meilleur coût.

Bon sens, éthique et prudence demeurent les qualités indispensables pour durer.

C'est ce que certains dirigeants ont fini par oublier.


2.Ce qui nous attend

Si cette leçon n'est pas tirée le risque est grand de voir les Etats à leur tour, pour avoir négligé l'existence de limites qui existent même pour eux, rencontrer  des difficultés du même ordre assorti d'une menace bien plus considérable : derriere eux il n'y  a plus personne et aucun système ne pourra suppléer les défaillances des grands Etats.

Il est grand temps que les décideurs publics s'imprègnent de deux idées qui vont devenir dominantes:

-on ne peut pas vouloir tout faire et tout financer en augmentant à chaque fois les impôts ou l'endettement ou les deux à la fois. Il va falloir faire des CHOIX, c'est à dire établir des priorités de moyen terme et pour les mener à bien renoncer à un certain nombre de dépenses. Tout et un peu plus que  tout chaque année n'est plus un modèle possible de gestion publique.
-les projets pharaoniques ne sont plus de mise pour un temps: la question doit être sérieusement posée. Faut-il aujourd'hui consacrer 7,5 milliards d'euros ( que l'on n'a pas) pour gagner 45 minutes sur Paris-Bordeaux  ( soit 166 millions d'euros la minute en investiisement !) et se bercer de  LGV Bordeaux-Toulouse, Bordeaux-Irun ou encore Poitiers-Limoges pour ne parler que du Sud-Ouest alors que l'on ne parvient pas à financer les derniers 100kms du Paris-Strasbourg ?

Ce qui est vrai au niveau national est bien sûr tout aussi vrai au niveau départemental et local.

Le temps de la modestie et de la gestion au plus près de ce qui est redevenu une denrée rare- l'argent- est arrivé.


L'atterrisage sur la dure réalité est en train de se faire et va sonner la fin de bien des illusions.

 


3. Du volontarisme et de ses limites

Le président de la République vient d'apporter une nouvelle fois l'exemple de ce que la volonté et l'énergie d'un homme peut déplacer les lignes, en faisant évoluer la question du Moyen-Orient.

C'est la démonstration -un peu oubliée depuis un certain nombre d'années- que même les problèmes les plus complexes peuvent évoluer si tant est que certains hommes d'Etat ont la détermination et  le pouvoir de conviction pour le vouloir.

C'est une bonne nouvelle et un signe positif: les gouvernants assument le risque d'un leadership sans attendre que le pourrissement de la situation ou la rue finissent par décider pour eux.

C'est une bonne cause que de vouloir mettre un terme à des conflits qui coûtent tous les jours des vies humaines et fait payer un prix énorme aux plus vulnérables.

Mais c'est encore mieux de consacrer l'essentiel de cette volonté à remettre en route notre économie défaillante...question bien plus difficile.

En effet, il ne s'agit pas d'en appeler au sens de la responsabilité et de leurs intérêts politiques les dirigeants du Moyen Orient perdus dans des calculs à tant de dimensions que plus personne ne comprend plus  les enjeux.

Remettre notre économie en route, c'est redonner le goût d'entreprendre à des millions d'acteurs aujourd'hui déboussolés.

Peu d'hommes politiques y sont parvenus (la référence étant Franklin Delano Roosevelt).

Voila un beau défi pour notre président, qui répondrait ainsi davantage à l'attente de ses concitoyens, ceux-ci n'étant pas disposés à se satisfaire de succès sur la scène internationale en compensation d'une situation intérieure qui se dégrade quotidiennement.


                                                                 Francis Girault

Par GIRAULT Francis - Publié dans : francis.girault
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