Bienvenue

Garder la trace des jours qui passent....

Noter ses réflexions,impressions, réactions aux faits, évènements du quotidien.

Les échanger, les partager, les discuter.

Tout cela est possible aujourd'hui, quelle que soit  l'heure, l'endroit, l'humeur....

C'est pourquoi j'ouvre ce blog aujourd'hui dans l'esprit de notre temps:spontanéité, réactivité,franchise et tolérance dans le débat.

Vous êtes cordialement invité(e) à y participer.

Francis Girault

Lundi 15 décembre 2008
SEMAINE 50 (du 8 au 13 décembre 2008)

1.Comprenne qui pourra.

Début de semaine en fanfare.

La décision pour le permis modificatif tant attendu pour le futur centre de secours de Jaunay-Clan est enfin tombée.

L'histoire mérite d'être comptée pour l'édification  des administrés présents et futurs, des sapeurs pompiers volontaires anciens, actuel(le)s et à venir et des contribuables, immuables payeurs  de tous les temps.

Projet formé depuis 8 ans, ayant donné lieu à de multiples discussions, devenu urgentissime en raison des conditions déplorables d'exercice dans un bâtiment obsolète d'un corps de sapeurs pompiers qui assure plus de 600 sorties par an.

La commune a acheté à la fin des années 90 un premier terrain à effet d'édifier un nouveau centre de secours. terrain retoqué par RFF pour cause de passage de la LGV.
Pas découragée, la commune avec l'accord du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS), procède à une seconde acquisition en achetant il y a deux ans un bâtiment de 1000m².
Grâce à la bonne volonté de deux préfets successifs, le permis est délivré en juin 2007.

Après mûre réflexion, le SDIS décide qu'il lui faut 200m² de plus. Bonne fille, la commune demande au propriétaire voisin qui se trouve être la communauté de communes du Val Vert de céder au SDIS la surface demandée, ce qu'elle accepte.

Le SDIS demande un permis modificatif destiné à donner plus d'espace et de confort aux pompiers utilisateurs.

Entre temps, discours du Président de la République qui incite à favoriser la délivrance des permis de construire et à accélérer les investissements susceptibles de soutenir l'emploi.

Aprés tant d'efforts, d'engagements, de patience, d'incitation au niveau le plus élevé, que croyez-vous qu'il arriva?

Le permis modificatif est refusé ! Sans concertation et sans explication.

Les victimes: les jeunes sapeurs-pompiers (moyenne d'âge: 31 ans) à qui on refuse un équipement à la hauteur de leurs engagements exprimant à leur endroit toute la considération qu'on leur accorde, la commune ensuite qui aurait mieux fait de ne s'occuper de rien plutôt que d'assumer les risques financiers de l'opération, le SDIS enfin qui devra réaliser un projet a minima.

Comprenne qui pourra!

Il faut avoir un moral béton pour assurer certains débuts de semaine.

2.Un avenir qui nous tire.

Heureusement que les fins de semaine réservent quelques éléments de réconfort :

-discussion avec un entrepreneur : il en existe encore, pas découragés et même porteurs de projets d'investissement.
Entretien revigorant qui fait surgir de nouvelles idées et reculer le spectre de l'immobilisme sous couvert de crise.
Ce qui démontre qu quelle que soit la conjoncture, il existe toujours des personnes qui ont, en permanence, l'envie d'avancer et de créer.

-arbre de Noël des enfants du personnel communal et intercommunal: la conjoncture maussade n'existe pas, fort heureusement, dans l'univers de nos petites têtes blondes et brunes. c'est normal :Guignol, grâce à son bâton, vient toujours à bout des situations les plus critiques.
Et puis, cela fait tant de bien à tous de croire pour quelques instants au Père Noël !

-remise des diplômes à la promotion sortante de l'Institut d'Administration des Entreprises.

Là aussi, dans cette enceinte, foin des humeurs moroses. Au contraire ambiance joyeuse, assistance nombreuse, participation dynamique du corps professoral  en superbes toges rouges, représentation de l'Université, du Conseil Général via votre serviteur, de la Ville de Poitiers.
Belle cérémonie qui a montré une solide envie de la part des jeunes diplômé(e)s de mordre à belles dents dans leurs nouvelles activités professionnelles. Avec ces gaillard(e)s la crise peut se faire du souci.



3.Un passé qui nous pousse.

Réception Quai Conti, donnée dans l'appartement d'un des secrétaires perpétuels de l'Institut.

Plafonds hauts de 5 mètres, fenêtres à petits carreaux donnant sur le quai et la Seine, face au pont des Arts et du Louvre, l'un et l'autre éclairés à l'ancienne, mobilier et décoration XVIIème siècle, vues intérieures permettant d'assister aux évènements qui prennent place sous la fameuse coupole quelques 25 mètres plus bas!

Et pourtant cet appartement, directement projeté de l'époque Mazarine et du Collège des Quatre Nations voulu par le cardinal, avant que ne s'y installe l'Académie française et les 4 autres académies de par la volonté de Napoléon, est toujours aujourd'hui habité au quotidien.

Témoignage de ce que les hommes de notre passé furent capables de réaliser en audace intellectuelle ( la bibliothèque Mazarine fut installée pour recueillir les acquisitions du Cardinal et demeure une des plus fameuses bibliothèques mondiales), esthétique ( l'ensemble fut conçu par Le Vau, notamment la fameuse coupole ovale), visionnaire ( volonté du premier ministre de former 60 jeunes par an provenant des provinces nouvellement rattachées à la France), financière ( le Cardinal avait une réputation de grande adresse dans ces matières).

Concentré, aujourd'hui,  des meilleurs esprits de notre temps dans le domaine des lettres, des arts, des sciences (y compris morales et politiques).
Le présent n'a pas à rougir du passé.

Nos prédécesseurs furent capables de grandes choses.

A nous de montrer que nous pouvons nous hisser à la même hauteur.


                                                              Francis Girault
Par GIRAULT Francis - Publié dans : francis.girault
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 8 décembre 2008
SEMAINE 49 (du 1 au 5 décembre 2008)


1.Plan de relance

Le plan de relance annoncé par le Président de la République  va indéniablement dans le bon sens.

Les leçons du passé ont été retenues. Il faut remonter à Raymond Barre pour retrouver l'idée selon laquelle la relance se fait plus intelligemment par l'investissement que par la consommation.

Plus intelligemment parce que le même euro dépensé sert à plusieurs usages :il donne d'abord du travail sur place et donc contribue à créer de l'emploi.Ces emplois servent immédiatement à la consommation sans peser sur les dépenses sociales. L'investissement demeure dans le temps et, si il est judicieusement choisi, génère à son tour de nouvelles activités, elles-mêmes productrices de nouveaux revenus. Enfin, ces investissements ont besoin de maintenance et entretiennent ainsi des emplois permanents.

Le seul problème vient de ce que la dépense est étalée dans le temps et que les retours des investissements se comptent en années.

D'où l'insistance dans le discours du Président sur la nécessité d'éradiquer les freins à l'investissement : code des marchés publics trop complexe, procédures de délivrance des permis de construire trop longues, "folie administrative" qui fait passer l'essentiel, c'est à dire la réalisation, loin derrière le respect de la forme et des textes .

J'ai été heureux de retrouver là, des idées que j'avais récemment émises au cours d'un entretien avec un haut responsable de l'Elysée, sans prétendre, bien sûr, à une quelconque relation de cause à effet. Mais cela fait plaisir et rassure de constater que les obstacles que sont amenés à rencontrer  trop souvent les élus de terrain sont reconnus par quelques uns dans les échelons les plus élevés du pouvoir.

On se sent moins seul.

Deux regrets cependant:
-la dimension régionale du plan de relance n'est pas explicitement prise en compte. La crise qui se développe ne pèse pas de la même façon et du même poids selon les régions.
On aurait pu dans l'élaboration de ce plan solliciter les points de vue régionaux pour mieux ajuster ces dispositions aux besoins identifiés localement.
La compétence économique est dévolue à la Région mais l'Etat continue à se comporter en  incorrigible jacobin, estimant que ce qui est bon pour Marseille l'est nécessairement pour Lille et pour Châtellerault au passage.
Il est vrai que l'on n'a pas entendu beaucoup les Présidents de Région sur le thème de la crise. Mais, pour la plupart d'entre eux, des sujets autrement importants ont mobilisé jusqu'à récemment leur temps et leur énergie.

-le plan de relance n'acte pas suffisamment les profonds changements d'économie qui s'opèrent sur nos yeux.
L'industrie en France et en Europe ne sortira pas de la crise comme elle y est entrée. Des emplois vont définitivement disparaître comme en leur temps ont disparu à Châtellerault par exemple, la coutellerie et la fabrication d'armes.
La montée en puissance des services et de formes nouvelles d'activités vont continuer à modifier en profondeur le marché du travail. L'injection de matière grise, donc de chercheurs, de gens formés, de professionnels pointus constitue un impératif sur lequel repose d'ores et déjà et plus encore demain la création de richesse.

J'aurai apprécié que le plan de relance soit doté d'un volet "matière grise-métiers de demain".

Plus encore en temps de crise, l'anticipation reste la meilleure façon de préparer l'avenir.


2.Jeune Chambre Economique

Coup de jeune et bouffée d'optimisme avec la participation à la soirée de la jeune chambre économique. C.Bertaud, le président du Conseil Général m'avait demandé de le représenter auprès des membres de cette assemblée.

Deux points m'ont particulièrement frappé:
-la crise? oui, elle est là mais on y arrivera. Pour de jeunes et longues dents, la crise apparaît autant comme un aiguillon que comme une menace.
-L'initiative de la remise de trophées aux Pictaviens, c'est à dire à ceux d'entre eux qui se sont distingués particulièrement dans l'année. Cette affirmation de fierté et d'accomplissement régional est,  je trouve, excellente. Il ne s'agit pas de développer un quelconque sentiment de supériorité. Mais la reconnaissance publique de la performance et de la qualité humaine est un puissant moteur et a une indéniable valeur pédagogique.

Bravo et souhaitons voit fleurir de nombreux Pictaviens et Pictaviennes au fil des ans.


3.Evènements

La fin de l'année est toujours fertile en manifestations multiples. Les agendas se surchargent et le temps doit être soigneusement réparti.
Ce week end n'a pas failli à la règle:
-concert de lancement du Téléthon à Jaunay-Clan, manifestation toujours aussi bien organisée par une équipe enthousiaste qui mobilise des associations toujours aussi disponibles et généreuses qui se dévouent pendant tout le week end pour recueillir des fonds.
-Sainte barbe et Sainte Cécile à Saint Georges les Baillargeaux dans une ambiance toujours aussi festive et amicale.
-déjeuner  traditionnel des personnes âgées de Jaunay-Clan qui accueille un nombre en constante augmentation d'aînés qui aiment à se retrouver ainsi et qui donnent à notre communauté le signal des festivités de fin d'année.

J'ai manqué, par manque de disponibilité, le concert des enfants des écoles de musique au Prieuré à Saint Léger. Grand succès m'a t'on rapporté.

4.Apocalypse

Série d'émissions actuellement diffusées sur ARTE sur les premiers siècles du christianisme décrivant sa transformation de petite secte en religion de l'Etat romain.

Exposés érudits faits par de façon scientifique par des spécialistes de toutes les religions et de toutes cultures qui tentent de dégager à partir de faits historiques établis ou suffisamment éprouvés, en dépit de l'éloignement dans le temps, la description de cette transformation et les causes sous-jacentes qui l'ont provoquée.

Remarquable.
Cette plongée dans l'émergence d'une des composantes importantes de notre civilisation relativise assez bien les vaguelettes de la crise actuelle.


                                                                               Francis Girault
Par GIRAULT Francis - Publié dans : francis.girault
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus