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Garder la trace des jours qui passent....

Noter ses réflexions,impressions, réactions aux faits, évènements du quotidien.

Les échanger, les partager, les discuter.

Tout cela est possible aujourd'hui, quelle que soit  l'heure, l'endroit, l'humeur....

C'est pourquoi j'ouvre ce blog aujourd'hui dans l'esprit de notre temps:spontanéité, réactivité,franchise et tolérance dans le débat.

Vous êtes cordialement invité(e) à y participer.

Francis Girault

Mercredi 16 août 2006
SEMAINE 32 (7-12 août 2006)
 
 
 
 
 
1. DECISION POSITIVE POUR LE COMMERCE A JAUNAY-CLAN
 
Le 8 août, réunion à la Prefecture de Région, de la Commission départementale d’Equipement Commercial pour étudier le dossier de demande de transfert et d’extension à 2000m² du supermarché de Jaunay-Clan.
 
Autorisation accordée par 5 voix « pour » et 1 abstention.
Satisfaction de constater d’une part l’attention accordée par la commission à nos explications (je représentais la commune et M.Myon, maire de St Cyr parlait au nom de la Communauté de Communes du Val Vert) et d’autre part la prise en compte par les institutions, membres de la Commission, de la dynamique propre à notre secteur et des besoins en matière de développement commercial qui en découlent.
 
Jaunay-Clan va ainsi disposer d’un quatrième pôle commercial après le Centre bourg, le site du Moulin et l’actuel Intermarché qui maintient sur son emplacement présent une surface alimentaire et la distribution de carburants et qui sera rejoint par d’autres commerces.
 
Le nouveau pôle stratégiquement situé sur la nouvelle rocade a pour vocation de desservir les nouvelles habitations de la ZAC, Parigny et Chincé et préfigure ainsi la géographie de Jaunay-Clan pour 2025.
 
2. RAPPORT SENATORIAL SUR LES PAYS.
 
J’ai pris connaissance du rapport d’A.Fouché sur les pays.
 
Le rapport produit un constat qui se veut plutôt positif : le pays est une espace de réflexion sur le développement local qui, et ce n’est pas si facile, tente d’être ouvert à la société civile.
 
Il souligne la progression du concept (358 pays reconnus sur l’ensemble du territoire), la diversité des réalités qu’il recouvre (notamment à travers les témoignages de Présidents de Pays produits), la difficulté de trouver une place au pays dans l’organisation territoriale à la française entre les communautés de communes, le département, la région et l’Etat, et enfin les tentatives d’instrumentalisation de la part des régions.
 
On peut regretter que le rapport n’aille pas plus loin dans l’analyse et n’ouvre guère de perspectives sur le rôle (attendu ou recommandé) au pays dans l’organisation du territoire.
 
Ainsi, l’Etat est-il prêt à regarder le pays comme un interlocuteur naturel pour le développement des activités, la politique d’équipements ?
 
Ou encore, quelle interface entre pays et département, alors que la représentation au sein de ce dernier est d’abord cantonale ?
 
Le financement des actions du pays est peu évoqué dans le rapport. Et pourtant il constitue une des questions majeures. Les ressources propres du pays ne peuvent qu’être limitées : quelques euros par habitant. Il n’est guère envisageable de demander davantage à la fiscalité locale. Et pourtant pour exister, le pays doit réaliser et donc disposer de financements en propre. Sinon, ou il devient l’instrument d’une collectivité territoriale (la région pour la citer), ou il se résout à ne jouer qu’un rôle marginal et perd sa raison d’être.
 
Le risque d’instrumentalisation des pays par la région est consubstantiel à l’existence de la région elle-même. Celle-ci recherche légitimement les relais de mise en œuvre de sa politique territoriale : le département est trop grand et trop attaché à son autonomie, les communes et communautés de communes sont trop nombreuses pour constituer des interlocuteurs pertinents. Restent les pays qui ont la bonne taille, sinon les moyens. Le contrat de région Pays-Région constitue une des réponses à la fois pour la Région (le Pays est alors la courroie de transmission de la politique régionale) et pour le Pays (qui trouve une source de financement pour ses projets)..
 
Deux difficultés découlent de cette relation, difficultés qui ne peuvent être traitées qu’au cas par cas. La première vise le risque d’ingérence de la région dans le fonctionnement propre du pays et dans la détermination de ses politiques au nom du principe de « qui paye, décide ».
Le deuxième risque réside dans une « technocratisation » excessive de la région par des politiques trop «conceptuelles» voire idéologiques et trop éloignées des besoins réels exprimés par le terrain, politiques qui ont du mal à se traduire dans des projets concrets .
 
Ces difficultés peuvent si les deux parties s’y attachent, se résoudre par le dialogue : il est consommateur de temps mais si il débouche sur une meilleure compréhension réciproque, il peut être fructueux.
 
Ce dialogue sera d’autant plus riche qu’il ne se limite pas à la seule dimension Région-Pays. Le département peut également devenir un interlocuteur reconnu du Pays s’il fait le choix d’impulser certaines de ses politiques à travers celui-ci. Cela ne signifie pas nécessairement la mobilisation de crédits supplémentaires mais implique une répartition différente des crédits départementaux.
 
Encore faut-il  que le département fasse l’effort de formaliser précisément et rigoureusement ses politiques et opère des choix entre les communes, communautés de communes, pays et  département lui-même, pour mener au mieux ses actions.
 
Le rapport d’A.Fouché a le mérite de poser nombre de questions. Il reste toutefois trop souvent au lecteur à trouver les solutions.
 
 
3. DISPARITION D’UN GRAND CHEF D’ENTREPRISE.
 
Olivier Lecerf, ancien dirigeant de Lafarge, leader mondial français dans les ciments, vient de disparaître.
Une pensée de lui qui s’applique à tous les domaines de responsabilité : « la légitimité des dirigeants réside dans le pouvoir de servir. ».    
 
 
 
                                                                                                       FRANCIS GIRAULT
par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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Vendredi 11 août 2006

1.CRISE DU MOYEN-ORIENT

 
Le Moyen-Orient cristallise aujourd’hui un risque qu’il faut regarder comme majeur, d’une déflagration à l’échelle mondiale.

 La période actuelle rappelle les années d’immédiate avant-guerre quand deux visions de l’organisation des sociétés s’opposaient : démocratie et fascisme.


Aujourd’hui se précise la confrontation, annoncée depuis une quinzaine d’années par un certain nombre d’observateurs, entre deux autres ordres : l’ordre occidental et l’ordre islamique.


La différence (dans la radicalisation des positions antagonistes) avec la situation d’avant-guerre provient de ce qu’au conflit idéologique et culturel s’ajoute la composante religieuse et un fanatisme extrémiste qui en ait la conséquence directe.


L’Iran et la Syrie entendent s’opposer à l’instauration au Moyen-Orient de l’ordre occidental voulu à des degrés divers par les grandes puissances, lassées des désordres permanents dans une région stratégique par sa position, ses ressources pétrolières et par la présence d’Israël.

 Depuis les cinq dernières années, l’ordre occidental a progressé dans la région : alignement des positions égyptiennes, saoudiennes et jordaniennes sur la nécessité d’un équilibre « raisonnable », retour du Liban à l’autonomie avec le desserrement de l’emprise syrienne, intervention en Irak, contentions des forces islamiques en Afghanistan et au Pakistan, volonté de la Turquie d’intégrer l’Europe.


Cette dynamique n’est pas supportable pour les tenants de l’ordre islamique.

D’où la décision prise sur ordre par une fraction du peuple libanais de faire exploser leur propre pays au seul soutien de la cause de l’islamisme radical.

D’où la volonté de l’Iran de se doter de l’arme atomique en vue d’utilisations qui font frémir.


Depuis un mois on assiste au déploiement par les tenants de l’ordre islamique de la panoplie de méthodes indéfendables, tant dans la région que dans les pays occidentaux : usage de leur propre population civile comme bouclier, attaques aveugles portées sur des cibles exclusivement civiles, déclinaisons sous toutes ses formes du terrorisme, recours à la médiatisation pour semer terreur et confusion.


D’où la détermination d’Israël et des Etats-Unis, l’appui de certains pays européens tels le Royaume-Uni et l’Allemagne, l’approbation tacite des pays arabes modérés du Golfe pour faire front à cette violente contre-attaque initiée par l’Iran.


L’attitude de la France ne m’apparaît guère convaincante. Comme souvent nous cherchons à concilier plusieurs objectifs au risque de n’en atteindre aucun : objectif de politique intérieure ( comment se refaire une santé dans les sondages en prenant des attitudes avantageuses, prônant la morale et la compréhension entre peuples ), critique oblique de la politique américaine dans la région  mais aussi en général, revendication d’un rôle spécifique de la France au Liban qui appartient largement au passé, conviction que la France peut continuer à assumer une place prédominante dans les affaires mondiales…


Que veut dire M.Douste-Blazy quand il qualifie l’Iran de grande puissance « élément stabilisateur du Moyen-Orient » ? Si c’est une maladresse, elle est confondante. Si c’est la traduction de la position officielle de notre pays, elle est renversante.


Le réalisme et la lucidité me paraissent commander que nous apportions, avec les mots et les moyens qui sont les nôtres, un appui clair aux pays, avec lesquels nous partageons depuis longtemps notre histoire et nos valeurs, qui eux ont décidé que le conflit était fondamental et menace directement notre civilisation.

Pourquoi pas un débat au Parlement au cours duquel les représentants légaux du pays pourraient exprimer les positions de leurs électeurs et électrices?


Les accords de Munich ont été conclus pour satisfaire les opinions publiques internes. On connaît les désastres qui ont suivi deux ans plus tard.


Il arrive un moment où ne recourir qu’à la diplomatie devient un aveu d’impuissance, un manque de courage et finit par faire le jeu des adversaires.

 

2. VISITE A JAUNAY-CLAN DU DIRECTEUR DE L’EQUIPEMENT

Le Directeur de l’Equipement, chargé par le Préfet de rédiger le rapport de synthèse à partir de la consultation réalisée sur le tracé de la Ligne à Grande Vitesse est venu, début août, à Jaunay-Clan avec un collaborateur, à l’invitation de la Municipalité.

 
Il a consacré une partie de sa journée à écouter les observations et revendications des élus de Jaunay-Clan et du Président de l’Association de Défense des habitants, Patrick Lantrès. Il est venu se rendre compte sur le terrain des conséquences éminemment fâcheuses du choix opéré à Paris sur le tracé retenu.

 
L’administration, au niveau territorial, fait bien son travail.

Espérons que le moment venu, les instances de décision feront preuve d’une capacité identique d’écoute et de prise en compte des intérêts locaux dans ce projet, projet qui marquera pour au moins 150 à 200 ans notre commune.

par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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