Quelques jours de vacances prises à l’invitation de mon fils et de sa femme qui réunissaient pour quelques jours, quelques uns de leurs amis en Corse du Sud.
Il est très agréable d’être ainsi accueillis par la génération qui nous suit et qui manifeste de cette façon qu’il n’y a pas (encore?) de coupure et des différences de mode d’existence tels qu’il ne serait pas possible de partager ensemble des moments de vie.
Ils sont tous quasi ou jeunes trentenaires. Aucun, bien qu’à une exception près ils soient français d’origine et aient fait leurs études en France, ne travaille dans notre pays ou même pour un groupe français à l’étranger.Tous ont intégrés la culture anglo-saxonne et s’y trouvent à l’aise.
Ils lisent la presse française pendant leurs séjours en France mais ne portent qu’un intérêt modéré à l’actualité politique de notre pays (c’est aussi probablement une question d’âge).
Le côté positif : ils sont en phase avec la dynamique économique de nombreux pays dans le monde et estiment en être les acteurs au même titre et avec la même efficacité que leurs collègues d’autres nationalités.
Le côté négatif : aujourd’hui ils ne contribuent as directement à la croissance du pays qui a investi dans leur éducation et leur formation.
Leur choix n’est ni délibéré ni définitif.
A nos entreprises le moment venu et à notre pays de leur donner envie de revenir participer sous une forme ou sous une autre au développement de l’économie de notre pays et à le faire bénéficier des expériences et savoir-faire acquis à l’étranger.
2. NOTE DE LECTURE : LES MEDICIS.
Un ouvrage en 3 tomes est actuellement sur les rayons des libraires portant sur l’histoire des Médicis.
Je connaissais jusqu’alors fort mal la trajectoire exceptionnelle de cette famille qui a fait de Florence l’une des plus belles villes du monde.
Comme toujours on retrouve (mais poussé à un niveau, dans l’espèce, « extra-ordinaire ») les qualités de base = intelligence des hommes et de la société de l’époque, travail acharné, capacité d’entreprendre, de fédérer et d’entraîner.
Intelligence de la société : malgré des moyens d’information bien plus limités qu’aujourd’hui, les Médicis ont su maîtriser la situation compliquée de la ville de la ville de Florence (qui, on l’a oublié, était une République) du contexte italien fort complexe à l’époque dans lequel s’affrontaient
la Papauté , Venise, Milan etc. et des relations entre les grandes puissances européennes du moment, la France , le Royaume-Uni, l’Espagne, Constantinople, l’empire Ottoman … Intelligence de l’économie : les Médicis étaient non seulement des banquiers créatifs, ingénieux, entrepreneurs mais aussi des industriels qui avaient compris les mécanismes de l’économie moderne : intégration des filières de production, prise raisonnée de risque, alliances, conquêtes de nouveaux marchés.
Intelligence des êtres : les Médicis avaient une connaissance pénétrante de l’être humain avec son côté ombre et lumière.
Ils ont beaucoup usé de cette intelligence pour asseoir au fil des ans la fortune et la puissance de leur famille.
Mais c’est à travers l’art sous toutes ses formes (architecture, peinture, musique, joaillerie…), l’éducation (bibliothèques et académies) et ce que l’on appellerait aujourd’hui l’humanitaire (construction d’hôpitaux) qu’ils ont voulu sublimer cette nature humaine en la tirant vers le haut à leur manière. C’était très nouveau à l’époque.
C’est pour cela que des siècles après, on s’en souvient.
3. AUTEUR ?
Etymologiquement, l’auteur est celui qui « augmente » la connaissance, la réflexion, la perception des êtres et du monde…Sinon c’est un diffuseur, un compilateur, un informateur mais pas un auteur.
Quand on veut bien se souvenir de cette origine, cela rend circonspect tout individu qui entreprend de produire ou d’écrire, ne serait-ce qu’un modeste blog.
Est-ce que je contribue à « augmenter » en énonçant et commentant au fil des semaines les événements qui me paraissent, à un titre ou à un autre, être porteurs d’un peu de sens ?
Un seul moyen pour le savoir. Répondez-moi pour faire connaître à la cinquantaine de personnes qui me font le plaisir de me lire toutes les semaines, vos propres réactions et, je l’espère bien, vos désaccords.
Ainsi, en multipliant les « auteurs », la probabilité pour que nous contribuions ensemble à produire l’ « augmentation » souhaitable, est bien plus élevée !
Francis Girault
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