1. LES NOUVEAUX PARTENAIRES DU FUTUROSCOPE
Séance de réflexion et de débat au Conseil général sur l?entrée de nouveaux partenaires au sein du capital de la SEM du Futuroscope.
J'ai la satisfaction de voir accepter par mes collègues la candidature d'Unibail, important groupe spécialisé dans les organisations de salons et d'expositions qui gère entre autres les évènements et équipements de la Porte de Versailles, du Carrousel du Louvre, du CNIT de la Défense , du Palais des Sports.
Ce groupe, dirigé par un chatelleraudais de mes amis, Guillaume Poitrinal, est capable d'apporter au Futuroscope et à notre département une dimension nouvelle par son expérience et son savoir-faire dans un domaine en plein développement.
Son entrée au capital du Futuroscope, résultat du 18 mois de contacts et de travail en commun, peut apporter le deuxième souffle que le Futuroscope mérite pour les vingt prochaines années.
2. CONTRIBUTION A LA PRISE DE POSITION DU DEPARTEMENT SUR LA LGV.
Voici le texte que j'ai remis au Président du Conseil Général relatif à la LGV.
Je n'ai guère été suivi par mes collègues quand j'ai appelé il y a 3 ans à une réflexion plus approfondie sur le tracé et sur les inconvénients majeurs qu?il présentait pour les communes traversées.
Plus récemment encore, j'ai demandé qu'une étude indépendante soit réalisée sur la possibilité d'une troisième voie, ajoutée au tracé actuel, qui conserverait toutes les possibilités de desserte pour Chatellerault, Poitiers et la gare du Futuroscope pour un coût environnemental minime. Refusé par le Conseil Général.
Aujourd'hui les vraies difficultés apparaissent. L'intransigeance de RFF n'a pas permis d'obtenir les aménagements légitimes demandés par les communes. On va consacrer 250 millions d'euros pour construire un saut de mouton reliant la nouvelle et l'ancienne ligne et permettre de gagner 4 minutes sur lee trajet Paris-Poitiers ! Absurde.
Je ne suis pas fier du jugement que porteront nos successeurs sur nos décisions d'aujourd'hui.
Massacre environnemental, principes du développement durable foulés au pied, gain économique nul voire négatif .On peut prendre toutes les postures politiciennes que l'on veut aujourd'hui.
Elles ne nous sauveront pas de nos inconséquences et de notre manque de lucidité.
Contribution au débat LGV du Conseil Général de la VIENNE .
1). La relation des communes et du département avec l?Etat et RFF
L'Etat est le porteur du projet et a chargé RFF des études préliminaires ainsi que de l'organisation des consultations nécessaires.
- L'Etat et RFF sont soumis à une obligation de cohérence dans leurs choix : Plusieurs tracés étaient possibles. Le ministre des transports a choisi un tracé particulièrement pénalisant pour nos communes notamment Marigny-Brizay, Jaunay-Clan, Chasseneuil, Migné-Auxances, Vuneuil sous Biard et Fontaine le Comte .
L'Etat et RFF ont l'obligation de pourvoir aux mesures destinées à corriger les graves inconvénients résultant de leur choix.
Pour prendre le seul exemple de Jaunay-Clan, le tracé initialement prévu à l'ouest ne présentait que de faibles désavantages, traversant essentiellement une zone de terres agricoles éloignées de toute habitation. La décision de faire passer le tracé au droit et au vent du bourg, qui comprend 4500 habitants, emporte nécessairement comme conséquence que le tracé soit exécuté en tranchée couverte.
Si l'Etat et RFF n'étaient pas prêts à assumer ce type de conséquences, il leur appartenait d'opérer un choix différent.
Ce qui est vrai pour Jaunay-Clan s?applique, bien sûr, aux autres communes.
Il importe donc de rappeler solennellement à l'Etat ses obligations, lesquelles découlent du principe du développement durable qu'il soutient et place au rang des priorités: C'est à l'Etat qu'il revient d'apporter les solutions aux problèmes humains, sociaux, environnementaux et économiques que ses propres choix ont pour effet d'entraîner.
Nous ne voulons pas d'une LGV au rabais.
Si l'Etat n'a pas les moyens de ses ambitions, il faut le dire maintenant et en tirer toutes les conséquences.
Les collectivités territoriales sont en droit d'être respectées par l'Etat et RFF. Les réunions entre les communes et RFF menées jusqu'à aujourd'hui ont été tout, sauf des réunions de concertation. Une réunion de concertation a pour objet d'abord d'exposer des points de vue contradictoires et ensuite, de tenter de les rapprocher dans une solution de compromis qui rencontre l'agrément des deux parties. Rien de tel jusqu'alors. RFF écoute, prend note de plus ou moins bonne grâce et ne répond pas. Il en résulte qu'en qualité d'élus, nous sommes totalement déconsidérés devant nos administrés. Depuis le début de ce projet, nous n'avons fait que démontrer notre impuissance à être regardés par RFF comme les véritables interlocuteurs, responsables d'une portion du territoire, des populations qui y résident et des enjeux en cause pour leur commune. C'est un sentiment de profond mépris sur le fond que nous ressentons les uns et les autres (même si RFF use de courtoisie dans la forme) devant le silence opposé à RFF à nos demandes. Le fait pour RFF d'invoquer systématiquement une prochaine étape au cours de laquelle seront apportées des réponses renforce ce sentiment et relève de la tactique bien identifiée dite de la « seringue », destinée à amener les collectivités et leurs habitants à accepter sans trop de protestations aux solutions déjà arrêtées par RFF. En conclusion, le Conseil Général se doit, tant dans son rôle d'appui aux communes que dans sa responsabilité d'aménageur du territoire départemental, de rappeler fermement et vigoureusement à l'Etat, ses obligations de cohérence dans ses choix et de respect des collectivités. 2). Les problèmes spécifiques de Jaunay-Clan Le choix opéré pour le tracé a pour effet de couper la commune en deux parties. L'A10 constituait un premier barreau. On souhaite aujourd'hui doubler ce barreau, d'une tranchée supplémentaire de Depuis le début, nous demandons donc une tranchée couverte de 800m. à 1200m. au droit du bourg pour corriger cette coupure et compenser partiellement les dégâts occasionnés par
La commune dans sa délibération, qui conclut à un avis défavorable, fait état d'un certain nombre d'autres demandes que je ne reprendrais pas ici et auxquelles il conviendra de se référer. 3). Le cas du Centre de Secours. Pour la seconde fois, le préfet vient d'opposer un sursis à statuer sur une demande de permis de construire permettant d'affecter un bâtiment existant au service d'incendie.
Je demande qu'un véritable dialogue s'ouvre entre l'Etat et les collectivités locales pour les demandes de celles-ci soient, non pas hypocritement étudiées comme jusqu'à maintenant, mais concrètement prises en compte.
La première partie est formée d?un rectangle de
Ne reste pour de futures expansions tant urbaines qu'économiques que l'Ouest.
Par cette saignée, on enferme ainsi définitivement la population dans un espace soumis aux nuisances physiques et sonores du fer et de la route à l'Ouest comme à l?Est.
La seconde partie de la commune est constituée d'une vaste zone d'expansion d?environ
Trois de ses villages et l'essentiel de la zone d'expansion sont situés à l'Ouest de
La LGV a donc pour effet de couper en deux la commune, non seulement dans ses paysages mais aussi dans ses relations entre le bourg et ses villages, partie aujourd'hui la plus dynamique du développement.
C'est donc l'unité humaine et territoriale de la commune, sa qualité de vie et ses potentialités de développement que
Le centre de secours de Jaunay-Clan est le 1er centre après ceux de Poitiers et de Chatellerault. Il opère plus de 600 sorties par an et compte plus de 40 pompiers volontaires.
Il est aujourd'hui obsolète et mal situé.
Depuis 5ans, la commune a proposé des solutions.
La raison en est la situation de ce bâtiment jugée trop proche de la future ligne (dont le tracé n?est aujourd'hui pas officiellement arrêté).
J'estime que la sécurité publique des personnes et des biens n'est plus suffisamment assurée aujourd'hui à Jaunay-Clan et sur son secteur d'intervention en raison des positions systématiquement dilatoires de RFF et de l'Etat dans cette affaire.
J'en appelle aujourd'hui solennellement aux responsabilités des acteurs en cause : l'Etat et RFF. Le Conseil Général pour sa part ne m'a pas ménagé son soutien dans ce projet et je l'en remercie.
Francis Girault
Le 14 juin 2006
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