Lundi 21 janvier 2008
SEMAINE 3 (du 14 au 20 janvier 2008)

1.LA CRISE.


Nous y sommes. La crise est là.

A plusieurs reprises, j’ai fait part dans ce blog de mes inquiétudes sur la marche de l’économie mondiale et de celle de l’économie en France qui ne peut qu’être suiveuse, tant l’interpénétration des flux est devenue importante.

Toute la journée de ce lundi, les nouvelles des effondrements boursiers se sont succédées, traduisant le constat d’une situation plus dégradée qu’attendue, la perte de confiance a présent et la crainte de l’avenir. Les annonces de plan de relance américain n’ont pas produit les effets escomptés. On mesure une fois de plus, la dépendance de notre économie européenne par rapport à l’économie US.

Cette dernière tousse et c’est nous qui nous allongeons.

Les réflexions du groupe Attali arrivent au plus mauvais ou au meilleur moment.

Pire moment, si on est frileux et prétextant du ralentissement général, on décide de ne pas décider et on fait le dos rond. On retrouvera tous nos problèmes à la sortie de la crise, un peu plus aggravés et nous, un peu plus affaiblis.

Meilleur moment si on comprend que réagir à la crise, c’est accepter de modifier des comportements, arrêter de se bercer d’illusions sur une évolution sans douleur et enfin admettre que nous devons faire de gros efforts impliquant des sacrifices de beaucoup d’entre nous.
C’est à ce prix que l’on peut construire un avenir et redémarrer sainement. Les semaines à venir permettront de savoir quelle voie nous choisirons.


2. LES PROPOSITIONS DE LA COMMISSION ATTALI .


Elles ne sont pas encore officielles, mais elles sont dans tous les journaux .

Qu’en retenir au stade actuel ?

Elles sont très nombreuses : 314 ! Certains s’en étonnent, voire en glosent. Cela traduit seulement les retards accumulés et le nombre de situations bloquées depuis des années et des années.

Elles concernent des secteurs très différents : éducation, presse, professions réglementées, services publics, allocations familiales, fiscalité…

Elles sont «françaises » dans leur conception : beaucoup de principes (voir les 8 ambitions et les 20 décisions fondamentales), une construction rigoureuse et exhaustive, mais pas de classement dans les priorités et peu de stratégie. Tout en même temps et tout de suite. Réaliste ?

Pour autant reconnaissons un effort de déclinaison des réformes recommandées en mesures concrètes et pragmatiques et l’élaboration d’objectifs chiffrés.
C’est à ce niveau d’exécution sur le terrain que se nichent les plus grandes difficultés.

Ne boudons pas cette réflexion et surtout demandons nous comment, chacun, à notre place nous pouvons contribuer aux changements devenus impératifs.


3.LA SUPPRESSION DES DEPARTEMENTS ?


Irruption d’une question du type serpent de mer dans la campagne des cantonales : faut-il supprimer les départements ?

L’Etat, dans sa réforme vient de choisir clairement comme interlocuteur, la Région.


Jusqu’à maintenant, silence dans les rangs des élus concernés.
Ils sont contre, bien évidemment.
Mais ils sont bien placés pour savoir que le problème se posera inéluctablement et qu’ils devront répondre.

En effet, le sort des départements est d’abord dans la main des conseillers généraux eux-mêmes.

Une institution ne vaut que par son utilité et son efficacité.

Si le Conseil Général se résume à être un distributeur d’aides sociales et de subventions aux communes sur un mode clientéliste et à un club d’élus en mal de notoriété, il est clair que son avenir est hautement questionnable.

Si, à l’inverse, le Conseil Général est, sur son territoire, d’abord un « fabriquant de croissance », ensuite un aménageur et un diffuseur de développement dans les parties et secteurs qui le composent, et enfin un opérateur de partage et de solidarité pour sa population, alors sa légitimité ne sera pas remise en cause .

En effet la proximité des élus du Conseil Général avec les administrés du département continuera à être le premier de ses atouts face à une Région qui quelque soit ses efforts ne parviendra pas à exercer aussi finement ses actions sur le terrain.

Mais cela implique : stratégie, éthique de l’action et gouvernance et non improvisations, communication-alibi et insuffisances dans la transparence de la prise des décisions (ou des non-décisions).

C’est en affichant à l’égard d’eux-mêmes de plus hautes exigences que les Conseils Généraux assureront leur avenir.

Intéressant débat pour la campagne électorale actuelle, n’est ce pas ?



4.L’ACCUEIL DES ENFANTS DANS LES ECOLES LE JOUR DE GREVE.

Jaunay-Clan accueillera dans ses garderies les enfants de ses écoles Jeudi prochain, pour les classes qui ne seront pas ouvertes ce jour. Comme nous le faisons depuis longtemps.

Les services de la commune existent prioritairement pour les administrés.
Il nous apparaît normal les jours où ne fonctionnent pas d’autres services, et sans porter de jugements sur les motifs de ces arrêts, que la commune ne laissent pas les parents- dont le plus grand nombre travaillent- confrontés seuls aux problèmes de garde des enfants.

Je comprends mal les réactions que j’entends, d’où qu’elles viennent : L’Association des maires de France renvoie la question à l’Education nationale ( habituelle réaction : l’Etat, bouc émissaire systématique -bravo le sens des responsabilités), les syndicats traitent les communes de briseurs de grève ( reconnaissant ainsi que la grève pour réussir doit prendre les enfants et les parents en otage- bel exemple de corporatisme égoïste), certains maires mettent en avant les difficultés d’organisation et de normes de gardiennage ( sont ils à leur place s’ils ne sont pas capables d’organiser huit heures de garde pendant une journée ?).



5.QUELQUES EVENEMENTS DE LA SEMAINE


-J’ai assisté à une remise de décoration à un ami de longue date au Cercle Interallié, en présence de la moitié du CAC 40 (à une semaine près, les visages auraient été moins souriants). Rencontre, entre autres, avec le Président de la Poste. Nous avons évoqué la modernisation du bureau de Jaunay-Clan qui se fait attendre.

-Participation à une réunion à Mirebeau pour rechercher des solutions constructives à des questions intéressant la commune de Mirebeau et la communauté de communes.
Les présences de D.Brunet, le Conseiller Général, et du Pays Haut Poitou et Clain ont contribué à une issue très positive.

Tour de ville avec le maire. Je suis toujours émerveillé des richesses architecturales et historiques de Mirebeau, par ailleurs mises en valeur avec beaucoup de goût et constance par la municipalité.

-Entretien avec M.le Préfet pour évoquer les Millas et Codeval et expliquer le rôle et la fonction sociale de l’APPUI. Concilier le pragmatisme des solutions de terrain et le caractère désincarné et impérieux des réglementations d’Etat n’est pas toujours chose facile.

-Vœux de Dissay et de Marigny-Brizay.

-Présentation de notre liste pour les municipales à la presse. Le cocktail me semble particulièrement savoureux. Excellente ambiance. Les mélanges indispensables pour souder une équipe, s’opèrent bien. Nous avançons bien dans la définition du programme pour les six années à venir.

-Inauguration du Pôle social de Jaunay-Clan en présence de J.Grandon, Premier Vice-Président du Conseil général et de Bruno Belin, Vice-président chargé des Affaires sociales. Les compliments ont été unanimes à l’adresse du Dr Michaudet, maître d’œuvre de ce pôle et des nombreuses personnes qui contribuent à son fonctionnement. Nous sommes fiers et heureux pour la commune de cette réalisation.

-Soirée extraordinaire à Jaunay-Clan avec la découverte des Bodin’s. On n’a pas fini d’entendre parler d’eux. Je ne les connaissais pas. Excellents textes, mise en scène millimétrée, comédiens de grand talent et qui n’ont pas la grosse tête, humour de qualité ancré dans le terroir. Tous les ingrédients d’une grande réussite sont réunis. Salle comble et ravie qui a salué la performance en applaudissant debout. Nous avons eu de la chance de pouvoir les faire venir à Jaunay-Clan.

-Banquet de la Saint Vincent à Saint Georges-les-Baillargeaux qui pour la première fois se tenait au château de Vayres. Superbe ensemble. Les 300 et quelques participants emporteront un souvenir inoubliable d’excellents moments passés dans ce lieu de prestige que M.Mercier, traiteur et propriétaire, avait mis généreusement à la disposition des organisateurs.
Bravo à tous.

                                                                                        Francis Girault
par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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