1.ECHOS DE CAMPAGNE
La campagne est partie.
Multiplication des contacts, des courriers, des demandes et des réunions...
Les citoyens s'expriment beaucoup plus facilement et directement en ces temps où ils regardent les élus - et ce n'est pas faux- comme étant plus attentifs et plus prompts à écouter ce qu'ils ont à
leur dire.
Les questions posées? d'abord la vie au quotidien, le concret: : la vitesse des véhicules, la sécurité des déplacements, la qualité des voiries et l'embellissement des rues, la vie associative, le
haut débit.
L'aspiration des villages à être traités à la même aune que les bourgs est générale. La diversité des habitats fait que, désormais, il n'y a plus de différence. Chacun veut être traité
pour ses besoins et non pour l'endroit où il habite. C'est bien légitime.
Le besoin qui émerge fortement: est celui du transport collectif . Déplacement par la demande ou par des dessertes de lignes de bus.
Le chantier est ouvert.
Pour le moment, pas de demande de nouveaux équipements importants sur la commune de Jaunay-Clan, hormis un lieu de convivialité hors du bourg.
Quant à la nouvelle maison de retraite , elle répond davantage à une évolution de l'environnement réglementaire et à l'anticipation des besoins futurs qu'à une demande provenant de la
population.
En revanche, le besoin de salles dotées des moyens actuels est exprimé à St Georges et St Cyr..
Les maires ont des projets dans ce sens.
A Dissay, se manifeste un intérêt pour un projet autour du moulin de la Grève.
Enfin, le bassin couvert et le centre de remise en forme de St Cyr demeurent très attendus.
Il ne faut pas cacher à nos électeurs-contribuables que le financement de ces projets, lourds en investissement et en fonctionnement , n'est pas acquis aujourd'hui , et posent
problème pour demain dans la perspective morose actuelle.
Mais, dans le même temps, nous travaillons sur les doubles leviers de la croissance et des rationalisations de fonctionnement, génératrices d'économies.
Ces temps de campagne sont des moments privilégiés pour échanger, expliquer et comprendre en profondeur.
2. ON INAUGURE
Beaucoup de monde pour découvrir le nouveau siège de la Communauté de Communes du Val Vert par une soirée si printanière que les allocutions se sont tenues dans le jardin.
Une première pour un 8 février!.
De nombreux témoignages de satisfaction se sont exprimés pour la dévolution ainsi effectuée de cette belle maison, symbole aux facettes multiples.
Symbole d'un passé économique lié à la prospérité de la vigne dans notre territoire, prospérité amplifiée par l'arrivée du chemin de fer et la gare de Clan, débouché de toute la production vinicole
des coteaux de Saint Georges, Dissay, Marigny et des plaines de Neuville et d'Avanton.
Symbole de l'ascenseur social qui permettait à un jeune rural issu du village de la Payre de faire carrière au sein de la Banque de France et de revenir s'installer au pays.
Symbole de l'édifice public, qui parce qu'il représente une population ne peut se satisfaire d'une architecture banale mais au contraire, par un ordre plus imposant, cherche à renvoyer l' image de
la Cité, prospère, confiante en elle-même et solide.
Symbole de l'esprit et de l'intérêt communautaire qui a fait que cinq maires sur six ont accepté que le siège de la Communauté ne soit pas dans leur propre commune sans avoir le sentiment de se
déposséder ni de consentir un avantage à la sixième.
Nous avons collectivement fait un grand pas en avant ce soir là.
3. LA SOCIETE BOUGE
Tout va vite en ce moment.
Vite, parce que nous renouons en France, avec le rythme de changement qui, finalement, est celui du reste de la planète.
A force de nous contempler le nombril, nous sombrions dans la somnolence doucereuse et dans la recherche du moindre effort, situation confortable mais suicidaire.
En sortir est aussi difficile que de quitter un hamac à trois heures de l'après midi au mois d'août. Sauf si l'on veut bien considérer que le hamac peut devenir un linceul. Et là, on n'a plus envie
d'y rester bien longtemps.
Le changement n'est pas chose facile. Mais il est indispensable.
Nulle part n'existent des sociétés immobiles qui, en même temps, prétendent au progrès.
Le changement, s'il est source d'efforts, n'est pas pour autant négatif ou inquiétant.
C'est comme le vélo. Au démarrage, on zigzague et on peine sur la pédale. Ensuite, çà va mieux et on n'a pas envie d'arrêter, surtout quand le peloton vous tire et vous pousse.
Vite également parce que les humeurs sont changeantes, les attentes de résultats s'impatientent, le miracle n'est pas quotidien.
Du coup, plus rien ne semble aller et nous retombons facilement dans nos habitudes de critique hâtive, superficielle et ad hominem.
Vite parce que nous prenons insuffisamment en compte l'a mesure de l'amplification et du sensationnalisme qui est l'essence des médias...qui ne font que répondre à ce que nous attendons d'eux.
"Le Monde" se vend mieux quand il fait une double page sur les propriètès en France des chefs d'Etats africains ou quand il narre la campagne de Rachida Dati dans les salons du 7ème arrondissement
que lorsqu' il expose les joyeusetés du contenu du nouveau traité européen ou de la position de la France dans le méli-mélo du Tchad.
Nous sommes ainsi faits.
Le tout est de savoir où nous allons et ce que nous voulons.
Mais attention.
Je veux bien qu'un hebdomadaire titre récemment sur la fin des élites à la française en évoquant M.Bouton et les problèmes de la Société Générale.
Il y a là, manifestement confusion arbitraire et pour un (très grave) désordre dans une entreprise française, on peut en citer vingt autres qui, au même moment, remportent des succès dans le monde.
Je n'ai pas vu les mêmes commentaires de nos sévères censeurs quand les présidents de la Citybank, de l'Union des Banques Suisses ou de Merryl Lynch ont été brutalement démissionnés pendant
l'automne .
Mais cela se passait à Zurich et à Wall Street, qui- chacun le sait- sont des lieux sans grand intérêt où ne s'observent pas aussi bien les phénomènes de société que d'une table du Flore à
Saint Germain des Prés, centre du monde.
C'est un peu facile de résumer le problème à l' école d'origine de tout un chacun. Mais cela nous mène où?.
Quand on en arrive à dénier à quelqu'un l'exercice de responsabilités au motif qu'à vingt ans, il a suivi tel ou tel parcours académique, on est dans quelque chose de plus trouble: le rejet du
meilleur que soi, du dépassement dans les objectifs, de la compétition pour ce qu'elle porte d'émulation.
En revanche, plus on est haut, plus l'erreur se paye cher et comptant! C'est la loi du genre et, qu'on le croit ou non, elle est plutôt appliquée et le sera, le moment venu, à M.Bouton.
Pour autant, tous les systèmes qui ont prôné la moyenne, le nivellement, l'égalité dans la médiocrité ont abouti au même résultat : l'affaissement de la société qu'ils prétendaient améliorer.
Alors essayons d'éviter le populisme trop facile.
De même, parce qu' un président étale (trop complaisamment) son goût du luxe et des déplacements clinquants, faut il que tout un chacun en arrive à surveiller ses goûts, ses voyages, ses sorties de
crainte d'étre taxé lui-même d'exhibitionnisme forcené ?
De grâce, sachons garder raison et mesure .
Ne nous laissons pas dicter nos jugements et encore moins nos comportements par l'humeur du jour reprise par les trompettes des médias.
Décidément, quand les choses bougent, les nerfs s'exaspèrent vite.
Sachons garder notre sang froid et réagir en pays politiquement mûr et adulte.
C'est ce message qu'il faut envoyer par tous les canaux disponibles, à nos gouvernants.
Ils n'en seront que plus responsables. Si tant est que l'on a la considération que l'on mérite.
Certains commencent à le comprendre, semble t'il.
Francis Girault
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