Le plan de relance annoncé par le Président de la République va indéniablement dans le bon sens.
Les leçons du passé ont été retenues. Il faut remonter à Raymond Barre pour retrouver l'idée selon laquelle la relance se fait plus intelligemment par l'investissement que par la consommation.
Plus intelligemment parce que le même euro dépensé sert à plusieurs usages :il donne d'abord du travail sur place et donc contribue à créer de l'emploi.Ces emplois servent immédiatement à la
consommation sans peser sur les dépenses sociales. L'investissement demeure dans le temps et, si il est judicieusement choisi, génère à son tour de nouvelles activités, elles-mêmes productrices de
nouveaux revenus. Enfin, ces investissements ont besoin de maintenance et entretiennent ainsi des emplois permanents.
Le seul problème vient de ce que la dépense est étalée dans le temps et que les retours des investissements se comptent en années.
D'où l'insistance dans le discours du Président sur la nécessité d'éradiquer les freins à l'investissement : code des marchés publics trop complexe, procédures de délivrance des permis de
construire trop longues, "folie administrative" qui fait passer l'essentiel, c'est à dire la réalisation, loin derrière le respect de la forme et des textes .
J'ai été heureux de retrouver là, des idées que j'avais récemment émises au cours d'un entretien avec un haut responsable de l'Elysée, sans prétendre, bien sûr, à une quelconque relation de cause à
effet. Mais cela fait plaisir et rassure de constater que les obstacles que sont amenés à rencontrer trop souvent les élus de terrain sont reconnus par quelques uns dans les échelons les
plus élevés du pouvoir.
On se sent moins seul.
Deux regrets cependant:
-la dimension régionale du plan de relance n'est pas explicitement prise en compte. La crise qui se développe ne pèse pas de la même façon et du même poids selon les régions.
On aurait pu dans l'élaboration de ce plan solliciter les points de vue régionaux pour mieux ajuster ces dispositions aux besoins identifiés localement.
La compétence économique est dévolue à la Région mais l'Etat continue à se comporter en incorrigible jacobin, estimant que ce qui est bon pour Marseille l'est nécessairement pour Lille et
pour Châtellerault au passage.
Il est vrai que l'on n'a pas entendu beaucoup les Présidents de Région sur le thème de la crise. Mais, pour la plupart d'entre eux, des sujets autrement importants ont mobilisé jusqu'à
récemment leur temps et leur énergie.
-le plan de relance n'acte pas suffisamment les profonds changements d'économie qui s'opèrent sur nos yeux.
L'industrie en France et en Europe ne sortira pas de la crise comme elle y est entrée. Des emplois vont définitivement disparaître comme en leur temps ont disparu à Châtellerault par exemple, la
coutellerie et la fabrication d'armes.
La montée en puissance des services et de formes nouvelles d'activités vont continuer à modifier en profondeur le marché du travail. L'injection de matière grise, donc de chercheurs, de gens
formés, de professionnels pointus constitue un impératif sur lequel repose d'ores et déjà et plus encore demain la création de richesse.
J'aurai apprécié que le plan de relance soit doté d'un volet "matière grise-métiers de demain".
Plus encore en temps de crise, l'anticipation reste la meilleure façon de préparer l'avenir.
2.Jeune Chambre Economique
Coup de jeune et bouffée d'optimisme avec la participation à la soirée de la jeune chambre économique. C.Bertaud, le président du Conseil Général
m'avait demandé de le représenter auprès des membres de cette assemblée.
Deux points m'ont particulièrement frappé:
-la crise? oui, elle est là mais on y arrivera. Pour de jeunes et longues dents, la crise apparaît autant comme un aiguillon que comme une menace.
-L'initiative de la remise de trophées aux Pictaviens, c'est à dire à ceux d'entre eux qui se sont distingués particulièrement dans l'année. Cette affirmation de fierté et d'accomplissement
régional est, je trouve, excellente. Il ne s'agit pas de développer un quelconque sentiment de supériorité. Mais la reconnaissance publique de la performance et de la qualité humaine est un
puissant moteur et a une indéniable valeur pédagogique.
Bravo et souhaitons voit fleurir de nombreux Pictaviens et Pictaviennes au fil des ans.
3.Evènements
La fin de l'année est toujours fertile en manifestations multiples. Les agendas se surchargent et le temps doit être soigneusement réparti.
Ce week end n'a pas failli à la règle:
-concert de lancement du Téléthon à Jaunay-Clan, manifestation toujours aussi bien organisée par une équipe enthousiaste qui mobilise des associations toujours aussi disponibles et généreuses qui
se dévouent pendant tout le week end pour recueillir des fonds.
-Sainte barbe et Sainte Cécile à Saint Georges les Baillargeaux dans une ambiance toujours aussi festive et amicale.
-déjeuner traditionnel des personnes âgées de Jaunay-Clan qui accueille un nombre en constante augmentation d'aînés qui aiment à se retrouver ainsi et qui donnent à notre communauté le signal
des festivités de fin d'année.
J'ai manqué, par manque de disponibilité, le concert des enfants des écoles de musique au Prieuré à Saint Léger. Grand succès m'a t'on rapporté.
4.Apocalypse
Série d'émissions actuellement diffusées sur ARTE sur les premiers siècles du christianisme décrivant sa transformation de petite secte en
religion de l'Etat romain.
Exposés érudits faits par de façon scientifique par des spécialistes de toutes les religions et de toutes cultures qui tentent de dégager à partir de faits historiques établis ou suffisamment
éprouvés, en dépit de l'éloignement dans le temps, la description de cette transformation et les causes sous-jacentes qui l'ont provoquée.
Remarquable.
Cette plongée dans l'émergence d'une des composantes importantes de notre civilisation relativise assez bien les vaguelettes de la crise actuelle.