La décision pour le permis modificatif tant attendu pour le futur centre de secours de Jaunay-Clan est enfin tombée.
L'histoire mérite d'être comptée pour l'édification des administrés présents et futurs, des sapeurs pompiers volontaires anciens, actuel(le)s et à venir et des contribuables, immuables
payeurs de tous les temps.
Projet formé depuis 8 ans, ayant donné lieu à de multiples discussions, devenu urgentissime en raison des conditions déplorables d'exercice dans un bâtiment obsolète d'un corps de sapeurs pompiers
qui assure plus de 600 sorties par an.
La commune a acheté à la fin des années 90 un premier terrain à effet d'édifier un nouveau centre de secours. terrain retoqué par RFF pour cause de passage de la LGV.
Pas découragée, la commune avec l'accord du Service départemental d'incendie et de secours (SDIS), procède à une seconde acquisition en achetant il y a deux ans un bâtiment de 1000m².
Grâce à la bonne volonté de deux préfets successifs, le permis est délivré en juin 2007.
Après mûre réflexion, le SDIS décide qu'il lui faut 200m² de plus. Bonne fille, la commune demande au propriétaire voisin qui se trouve être la communauté de communes du Val Vert de céder au SDIS
la surface demandée, ce qu'elle accepte.
Le SDIS demande un permis modificatif destiné à donner plus d'espace et de confort aux pompiers utilisateurs.
Entre temps, discours du Président de la République qui incite à favoriser la délivrance des permis de construire et à accélérer les investissements susceptibles de soutenir l'emploi.
Aprés tant d'efforts, d'engagements, de patience, d'incitation au niveau le plus élevé, que croyez-vous qu'il arriva?
Le permis modificatif est refusé ! Sans concertation et sans explication.
Les victimes: les jeunes sapeurs-pompiers (moyenne d'âge: 31 ans) à qui on refuse un équipement à la hauteur de leurs engagements exprimant à leur endroit toute la considération qu'on leur
accorde, la commune ensuite qui aurait mieux fait de ne s'occuper de rien plutôt que d'assumer les risques financiers de l'opération, le SDIS enfin qui devra réaliser un projet a minima.
Comprenne qui pourra!
Il faut avoir un moral béton pour assurer certains débuts de semaine.
2.Un avenir qui nous tire.
Heureusement que les fins de semaine réservent quelques éléments de réconfort :
-discussion avec un entrepreneur : il en existe encore, pas découragés et même porteurs de projets d'investissement.
Entretien revigorant qui fait surgir de nouvelles idées et reculer le spectre de l'immobilisme sous couvert de crise.
Ce qui démontre qu quelle que soit la conjoncture, il existe toujours des personnes qui ont, en permanence, l'envie d'avancer et de créer.
-arbre de Noël des enfants du personnel communal et intercommunal: la conjoncture maussade n'existe pas, fort heureusement, dans l'univers de nos petites têtes blondes et brunes. c'est normal
:Guignol, grâce à son bâton, vient toujours à bout des situations les plus critiques.
Et puis, cela fait tant de bien à tous de croire pour quelques instants au Père Noël !
-remise des diplômes à la promotion sortante de l'Institut d'Administration des Entreprises.
Là aussi, dans cette enceinte, foin des humeurs moroses. Au contraire ambiance joyeuse, assistance nombreuse, participation dynamique du corps professoral en superbes toges rouges,
représentation de l'Université, du Conseil Général via votre serviteur, de la Ville de Poitiers.
Belle cérémonie qui a montré une solide envie de la part des jeunes diplômé(e)s de mordre à belles dents dans leurs nouvelles activités professionnelles. Avec ces gaillard(e)s la crise peut se
faire du souci.
3.Un passé qui nous pousse.
Réception Quai Conti, donnée dans l'appartement d'un des secrétaires perpétuels de l'Institut.
Plafonds hauts de 5 mètres, fenêtres à petits carreaux donnant sur le quai et la Seine, face au pont des Arts et du Louvre, l'un et l'autre éclairés à l'ancienne, mobilier et décoration
XVIIème siècle, vues intérieures permettant d'assister aux évènements qui prennent place sous la fameuse coupole quelques 25 mètres plus bas!
Et pourtant cet appartement, directement projeté de l'époque Mazarine et du Collège des Quatre Nations voulu par le cardinal, avant que ne s'y installe l'Académie française et les 4 autres
académies de par la volonté de Napoléon, est toujours aujourd'hui habité au quotidien.
Témoignage de ce que les hommes de notre passé furent capables de réaliser en audace intellectuelle ( la bibliothèque Mazarine fut installée pour recueillir les acquisitions du Cardinal et
demeure une des plus fameuses bibliothèques mondiales), esthétique ( l'ensemble fut conçu par Le Vau, notamment la fameuse coupole ovale), visionnaire ( volonté du premier ministre de former 60
jeunes par an provenant des provinces nouvellement rattachées à la France), financière ( le Cardinal avait une réputation de grande adresse dans ces matières).
Concentré, aujourd'hui, des meilleurs esprits de notre temps dans le domaine des lettres, des arts, des sciences (y compris morales et politiques).
Le présent n'a pas à rougir du passé.
Nos prédécesseurs furent capables de grandes choses.
A nous de montrer que nous pouvons nous hisser à la même hauteur.