>>> Francis Girault
1.LES DELOCALISATIONS. : COLLOQUE AU SENAT
Participation au colloque organisé par J.P Raffarin au Senat sur le thème des délocalisations.
Interventions de Bertrand Colomb, Président de Lafarge, J.Arthuis, ancien ministre, J.H.Lorenzi, économiste, Li Cheng, responsable Europe de ZTE .
Débats très intéressants mettant en évidence que les délocalisations au sens strict ont des conséquences économiques en terme d’emplois et de PIB relativement marginales.
On confond souvent internationalisation des activités des entreprises ( constructions de nouvelles unités de production dans les marchés en développement) et délocalisations ( fermeture d’une usine pour la réinstaller dans un pays à bas coût de main d’œuvre).
Les intervenants soulignent qu’il ne faut pas se tromper de problème : ce sont la compétitivité des outils de production et le dynamisme des marchés qui demeurent les facteurs clés en matière industrielle.
Les Etats-Unis administrent la preuve qu’un pays à maturité comme eux peut continuer à générer de la croissance sur son marché intérieur (+ 5%) et rester compétitif sur les secteurs les plus intéressants, ceux qui sont à haute valeur ajoutée.
L’Europe, y compris
Deux notations :
-Le représentant de ZTE indique qu’une des raisons de l’intérêt de son groupe pour
-En France, pays de tradition jacobine en administration publique et colbertiste en économie, on se pose trop souvent les problèmes de développement au niveau national, attendant que l’administration et les ministres trouvent les solutions applicables au pays entier.
Je crois beaucoup plus volontiers à l’approche locale. Une économie nationale n’est que l’addition d’une multitude de micro-économies. Pourquoi ne pas organiser les possibilités d’expérimentation locale et tirer les enseignements des succès et des échecs de terrain ?
C’est ainsi que les choses se passent dans de nombreux pays.
C’est aussi la modeste ambition du Campus du développement local que le Pays Haut Poitou et Clain organise pour la deuxième fois à Jaunay-Clan, le 5 septembre prochain et que je suis en train de préparer en contactant les intrvenants possibles.L'accueil est excellent.
2. DEJEUNER-DEBAT SUR
L’Institut de l’Entreprise, présidé par M.Pébereau Président de
Débat de confrontation entre Nicolas Jacquet-ancien Datar- auteur de «
Pas de conclusion, bien évidemment. C’est impossible.Sauf, mais c’est banal, sur la nécessité de la réforme.
Deux réflexions :
- On parle au niveau politique et administratif de la réforme depuis vingt cinq ans en disant qu’il faut la faire.
Dans les entreprises, on ne parle pas de réforme et on en fait en permanence.
Dans la réalité, le changement est continu. Il se fait tous les jours et doit être, pour tout responsable, une préoccupation quotidienne Quand on invoque de la réforme a tout propos, c'est qu'en fait on cherche un alibi pour en faire le moins possible.
- Aucun des intervenants n’a utilisé le mot de « projet ».
On mobilise les énergies (et les moyens financiers) par des projets. Ce sont leur mise en œuvre qui font changer les choses, évoluer les situations, apporter des solutions nouvelles , bref qui crée le mouvement.
Projet veut dire idées innovantes, prise de risque, engagement dans le concret, sens du travail en équipe, recherche du résultat… toutes valeurs qui semblent éloignées de celles cultivées par nombre de nos dirigeants politiques à tous les nivaux.
Ce qui nous manque le plus aujourd’hui, ce sont des projets qui mobilisent les énergies et donnent un sens à l’avenir, surtout pour nos jeunes.
3. DU BON USAGE DU BLOG….
La Nouvelle République m’a fait récemment l’honneur de s’intéresser aux libres propos que j’égraine, semaine après semaine, dans ce blog et d’en publier quelques extraits.
Je n’y vois guère d’inconvénient, considérant qu’un blog est public par destination.
La presse peut donc en faire un libre usage, si elle estime que certaines des idées et opinions émises peuvent intéresser ses lecteurs.
Je précise simplement à l’intention de mon lecteur journaliste que je ne prétends nullement donner des « leçons »et ce, ni de façon générale et encore moins particulière.
Je me borne à user de mon droit de libre expression pour dire ce que je fais et ce que je pense sur un certain nombre de sujets, sans autres contraintes que celles que je me donne à moi-même.
A mes yeux, la bonne santé d’une démocratie repose sur un devoir de transparence dans les actions publiques dont on a la charge et une réflexion permanente aussi lucide que possible sur la marche de la société dont on est un des acteurs, même au rang modeste qui est le mien.
Profitons donc de la possibilité d’expression et de contacts, nouvelle et passionnante que nous offre la communication électronique.
D’autres-me rapporte-t’on- souhaiteraient que ce blog se limite à un inoffensif commentaire de mon emploi du temps. Je les encourage vivement à user des possibilités d’échanges intégrées dans la page de consultation pour apporter leur point de vue personnel et- pourquoi pas- contester mes opinions.
Le débat n’en sera que plus éclairant.
Aucun commentaire pour cet article