>>> Francis Girault
SEMAINE 32 (du 5 au 10 août 2007)
Miscellanées de vacances
1.Note de lecture
Comment ne pas se faire connaître en faisant de grandes choses ?
C’est la conclusion que l’on tire de la vie de Yolande d’Aragon, duchesse d’Anjou, comtesse de Provence, reine de Naples et de Sicile .
Personnalité peu connue du XIIIème siècle, elle a joué un rôle déterminant en épousant en 1400 Louis II d’Anjou, alors un des duchés les plus influents, jusqu’en 1442, année de sa mort.
Non seulement, gestionnaire de fait des possessions angevines alors que son mari guerroyait en Italie et veuve à partir de 1417, elle parvient à maintenir intact des possessions aussi hétéroclites que l’Anjou, convoitée par la Bretagne et les Anglais, le duché de Lorraine, coin stratégique enfonçé entre la Bourgogne et la Flandre alors réunies dans le duché de Bourgogne, le comté de Provence convoité par la Savoie et les Aragonais, mais au-delà, elle joua un rôle permanent et décisif dans les affaires de France.
A la lecture de cette ouvrage on peut légitimement se demander si sans cette femme, la France existerait dans sa forme actuelle.
En effet elle vécu les pires moments de la guerre de Cent ans, époque durant laquelle les Anglais alliés à la Bourgogne occupait Paris, le nord de la France et l’Aquitaine , ou les autres grands duchés se considéraient autonomes voire plus puissants que ce qui restait du royaume de France, alors ramené au périmètre constitué de Bourges, Chinon et Poitiers.
Avec une vision étonnante, elle fiança dés 1413 une de ses filles à Charles, fils du roi fou Charles VII, garçonnet de 10 ans, troisième dans l’ordre de la succession, misérable parti, sans talent et sans mérite, renié par sa mère, contesté de tous .
Dès 1414 elle le fit venir à Angers pour l’élever avec ses propres enfants.
Elle ne cessera de le protéger, de le conseiller, de l’instrumenter- certains pensent que c’est elle qui comprit le rôle politique que pouvait jouer Jeanne d’Arc- de lui faire reconnaître une légitimité fort contestée et enfin de l’installer sur un trône raffermi, dont il ne souhaitait guère.
Elle fut la grand mère de Louis XI et la mère du « Bon roi René ».
Femme de tête et d’Etat qui a su allier sens politique, défense des intérêts de sa famille, hauteur de vue et, ce qui est rarissime, discrétion et modestie.
Yolande d'Aragon- Arnaud des Roches de Chassay-Ed.Ch.Hérissey
2.Adieu
Il a décidé de mettre fin à ses jours.
Employé municipal durant de longues années, il était connu de tous.
Personne n’a deviné la souffrance qu’il portait en lui.
On s’en veut de ne pas l’avoir compris .
3.Opéra à Belle-Île.
Depuis dix ans un groupe de fanatiques d’opéras ont créé et développé, contre vents et marées, un festival d’été dans l’arsenal de la Citadelle du Palais ( à laquelle Vauban a apporté sa contribution), principal port de Belle-Île.
Départ en bateau l’après-midi du port de la Trinité, opéra à 20 heures et retour de nuit avec arrivée vers 1h du matin. Assistance mélangée d’amateurs vacanciers belle-ilois et continentaux
Cette année, les contes d’Hoffmann, œuvre inachevée d’Offenbach, qui mêle bizarrement le quasi-vaudeville à l’ésotérique. Curieuse œuvre servie par de bons interprètes mais qui ne parvient pas à se dégager d’une impression de non-fini.
4.A méditer
« L’empire britannique…n’a pas d’alliés éternels et d’ennemis perpétuels, seulement des intérêts permanents ». Lord Palmerston
Bonnezs vacances pour ceux qui en bénéficient encore et bonne rentrée pour les autres.
Francis Girault
P.S.: un incident informatique a différé de trois jours la diffusion de ce blog. La techniique ne suit pas toujours sur les lieux de vacances !