Mercredi 3 octobre 2007

1.Conférence locale de l'emploi.

 

 

Première tentative de réunir tous les acteurs de l'emploi intervenant sur le territoire du Haut Poitou et Clain.

 

Soit une bonne trentaine de personnes et une douzaine d'intervenants.

 

Tour de table très intéressant de chacun, exposant la façon dont il prend le problème, ses moyens, ses objectifs et pour certains leurs résultats.

 

Le paysage est varié !

Dans les traits communs, on relève beaucoup de bonnes volontés et d'efforts ainsi que le souci de monter des partenariats.

Dans les axes de progrès, on note le nécessaire resserrement des synergies pour éviter les redondances et double emploi.

Également apparaît la nécessité d'un observatoire de l'emploi concret et tourné vers la recherche du résultat.

Je suis frappé de constater le flou opérationnel des statistiques de l'emploi. À chaque fois que j'ai eu l'occasion d'analyser finement les chiffres obtenus de tel ou tel organisme, on s'aperçoit que ces chiffres ne décrivent pas convenablement la population observée (sous l'angle : comment mesure-t'on la résolution des problèmes) ou ne permettent pas d'identifier clairement la nature des problèmes posés.

 

Plus surprenant : ce type de remarque produit peu d'échos chez les professionnels de l'emploi, soit parce qu'ils se sont habitués à la grande complexité de ce type de réflexion, soit parce que- et c'est vrai- le changement continu des problèmes qui leur sont posés les fait douter de l'intérêt de telles analyses, soit enfin parce que certains craignent par la mise en évidence des résultats mettre en péril des fonds de commerce bien établis.

 

Ne soyons pas trop ambitieux et avançons progressivement.

Le fait de se réunir et de réfléchir ensemble est un premier pas important.

 

Deux absents de marque : l'Etat qui a décliné notre invitation, opérant une confusion entre cette réunion et la création de la Maison de l'Emploi ( qui n'est attendue que depuis octobre 2004 !)et la Région qui n'a pas donné signe de vie.

 

En revanche les chambres consulaires ont pris part aux échanges de façon très positive et le Conseil Général, bien représenté, a apporté une précieuse contribution.



2. Les Contrats d'Accompagnement à l'Emploi (CAE)


Un lecteur, qui suit bien l'actualité, évoque le sort des contrats CAE et me demande ce que nous comptons faire.


Un peu d'histoire qui illustre la gouvernance publique dans notre pays.


Cette formule a été créée par les services du ministère de l'emploi au printemps 2006, à une époque où les statistiques du chômage ne fléchissaient pas comme prévu.

J'ai été sollicité de tous bords- téléphones, visites,courriers- pour accueillir le plus vite possible, ce type d'emplois.


Nous en avons créé une dizaine, la formule étant financièrement alléchante et la durée de chaque contrat étant de 6 mois
renouvelable 3 fois.

Comme pour les emplois jeunes, il n'est pas question de profiter d'une aubaine et de remettre les bénéficiaires sur le marché, une fois les aides terminées, de toute façon, ces personnes- sous réserve qu'elles remplissent leur part de contrat- auraient été embauchées.


Mi-juillet, appel téléphonique pour nous signifier l'arrêt des CAE.

Ne me contentant pas d'une injonction téléphonique ( on appréciera au passage la rigueur administrative!) j'en entretiens le préfet qui vient de prendre ses fonctions. Celui-ci me confirme la nouvelle, les crédits CAE n'ayant été abondés que jusqu'en juin!

Devant la grogne, quelques crédits supplémentaires ont pu être dégagés et partie des contrats ont été sauvegardés à la condition de les pérenniser, ce qui était notre intention de départ.


Pas tous, car on me fait valoir que deux d'entre eux qui ont fait l'objet d'interruption du fait de l'administration en attente d'instruction, ne peuvent être poursuivis aujourd'hui puisqu'ils ont été interrompus! CQFD.

Courteline pas mort!


Ainsi va la gestion publique de notre pays, incapable de tenir une politique pendant plus d'un an, marchant par à-coups précipités pour colmater la brèche du moment, reniant ses engagements sans vergogne!

Les vieux routiers le savent et prennent cela avec une certaine sérénité sachant qu'ils ne peuvent compter que sur leurs propres forces.

Dernière marotte: la prévention de la délinquance. On me presse de trouver des projets à engager d'ici la fin de l'année. Il y a des crédits à consommer d'urgence!

Notre pays  a besoin, non seulement de rigueur financière, mais de rigueur tout court dans la gestion des affaires publiques.

L'argent commun est trop difficile à réunir pour le laisser gérer de cette façon. Il serait temps que les politiques retrouvent morale et bon sens.

 

 

3.Codeval

 

Réunion à la fois contrariante et encourageante.

 

Contrariante parce qu'à l'issue d'un tour impliquant une soixantaine de communes pour leur demander d'approuver les statuts de Codeval et la nouvelle liste des participants après la décision du Neuvillois de ne pas rejoindre le syndicat, le Lencloitrais après 9 mois de tergiversations nous fait part de sa décision de ne pas se joindre à Codeval pour cause de proximité d'élections municipales.

Conséquence : il est nécessaire de refaire tout le tour des communes des cinq communautés qui continuent à soutenir cette initiative pour approuver le nouveau périmètre.

Il faut avoir les nerfs solides!

 

Ce qui est encourageant c'est la détermination des communautés du Chatelleraudais, du Loudunais , de Mable et Vienne, de Vienne et Creuse et, bien sûr, du Val Vert de poursuivre et de procéder à nouveau, à ces consultations dans les meilleurs délais.

 

Les processus de décision entre collectivités demeurent pour moi quelque fois mystérieux ! J'ai du mal à comprendre dans certains cas comment raisonnent certains responsables de collectivité, même si , bien sûr, je respecte leurs décisions.

4.LGV

Les grandes manoeuvres commencent.

Les dates pour l'enquête publique précédant la Déclaration d'utilité publique (DUP) qui constitue la première décision juridiquement contestable de la mise en chantier de la LGV sont connues: 25 octobre au 19 décembre 2007.

Il convient de préparer l'information et la mobilisation de nos concitoyens pour qu'ils puissent s'exprimer dans les registres d'enquête. La partie n'est pas gagnée mais est loin d'être perdue.
Nous devons,en effet, faire fortement valoir que les inconvénients d'une tranchée qui va éventrer notre commune sur plus de 100m de large pour faire passer des trains à longueur de journée sont de nature à la fois à apporter une gène permanente à toute une partie de la population et à prévenir pour le moyen-long terme le développement de la commune. Pour un bénéfice nul.

D'autant que RFF admet la possibilité de recouvrir la tranchée.

Il faut continuer à se battre et mobiliser toutes nos forces. J'attends du Conseil Général une attitude ferme pour défendre les communes, comme il s'y est engagé. De même, les parlementaires doivent montrer sur une telle question qu'ils se préoccupent réellement du sort des populations dont ils sollicitent leur mandat et monter vigoureusement au créneau.

C'est un moment décisif qui s'engage.

 

 

5.Baptêmes.

 

Circonstance heureuse et rare.

Ma belle-fille et chacune de ses soeurs ayant eu à quelques semaines de distance un bébé, elles ont eu la bonne idée de procéder à un baptême commun réunissant trois bébés dans une même cérémonie.

Belle fête familiale réunissant nécessairement beaucoup de monde entre les familles, parrains, marraines et amis.

Les plus calmes ont été, je crois, les bébés!


 

                                                                                    Francis Girault

 

par GIRAULT Francis publié dans : francis.girault
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