Semaine 42 (du 15 au 20 octobre 2007)
1.Voyage en Absurdie
Session du Conseil Général en début de semaine.
Entre autres dossiers : le financement des études de la ligne TGV Poitiers-Limoges.
Chacun sait que la rentabilité d’une telle ligne est moins qu’assurée. Chacun sait que son financement est encore plus aléatoire ( cette ligne est placée dernière dans une liste déjà longue de projets dont le moindre se chiffre en milliards d’euros et dont à ce jour pas un seul n’est encore financé).
Chacun sait que la RN147 dont on nous promet la mise à 4 voies depuis trente ans est loin d’être achevée.
Chacun sait que l’on étudie une autoroute Niort-Poitiers-Limoges.
Et bien que pensez-vous que l’on nous propose ? de dépenser 30 millions d'euros en études (vous avez bien lu !) soit 375000 euros à la charge du département de la Vienne (si le financement très hypothétique attendu de l’Europe est versé, sinon ce sera davantage) à engager dés maintenant alors que personne n’a la moindre idée de la possibilité de réaliser, un jour, un tel projet.
Nous sommes un pays riche et un département riche pour nous offrir de telles fantaisies.
Personne ne pense une seconde au contribuable. J’ai voté contre pour cette raison, mais le dossier a été adopté par une majorité.
Nous avons perdu complètement le sens des réalités.
On se nourrit de rêves et de projets tous plus inaccessibles les uns, les autres par manque de moyens financiers.
Notre croissance est déjà obérée par le poids excessif des impôts, l’importance des prélèvements publics (les plus élevés d’Europe), les déficits généralisés, la dette grandissante. Le Premier ministre déclare le pays en faillite.
Tout cela est balayé d’un revers de main et on engage des fonds publics dans des études qui n’ont d’autre utilité que de faire croire que l’on progresse.
Je suis accablé de tant de manque de clairvoyance et de courage face aux réalités et tant de désinvolture par rapport au citoyen contribuable.
2.Emploi
Debriefing avec les collègues concernés,de la conférence pour l'emploi tenue récemment au niveau du Pays Haut Poitou et Clain.
Nous avons identifié 5 pistes de progrès à notre portée, permettant d'amèliorer l'offre d'emplois.
Pistes qui ne dépendent que de nous, tellement désormais la complexité et les interdits sont nombreux qu'ils absorbent temps, énergie et argent sans qu'au surplus on puisse clairement identifier les résultats.
La confusion des "compétences" entre Etat et collectivités territoriales - c'est à dire tout le monde s'occupe de tout et réciproquement- est devenue si grande que pour progresser il vaut mieux faire de l'anti-synergie et "se débrouiller" avec ses propres moyens.
Constat désolant mais réel. Qui se rendra compte de l'énorme pétaudière dans laquelle nous nous agitons et y mettra un peu d'ordre?
3.Participation (trop rapide) au colloque organisé par D.Brunet sur la coopération décentralisée.
D.Brunet, mon collègue de Mirebeau, s'investit dans la coopération que peuvent apporter les collectivités locales aux pays en voie de développement, dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'économie et des échanges culturels.
Initiative intéressante qui mobilise beaucoup de bonnes volontés et de sincères désirs d'être utile à ses pays.
Tâche ingrate, tant les résultats sont difficiles à construire et tant les efforts doivent s'inscrire dans des visions de long terme.
4.Deuxième réunion LGV à Jaunay-Clan.
Participation nombreuse à notre deuxième réunion préparatoire à l'enquête LGV.
L'intérêt est manifeste et je pense que les signatures sur le registre du commissaire enquêteur seront nombreuses.
Présentation, la veille, au Conseil Municipal de l'argumentation que se propose de développer la commune en faveur de la tranchée couverte sur notre territoire. Bon accueil .
Cette présentation a été refaite devant les participants à la réunion du Samedi .
Une réunion publique est demandée au Commissaire enquêteur et à RFF. Attente de réponse.
La mobilisation commence.Le turbo est mis !
5. Gréves et rugby.
Dommage collatéral entraîné par la grève de la SNCF.
J'étais invité le Samedi 20 à la finale de la Coupe du monde de Rugby, au Stade de France.
N'ayant pu avoir de certitude sur la marche des trains, j'ai opté pour la voiture. Parti à 15h30 de Jaunay-Clan, je suis arrivé à l'entrée de Paris vers 18h30. Les embouteillages étaient tels qu'il m'a fallu 2h30 pour aller de la Porte d'Orléans à la rue de l'Unversité, trajet qui un samedi prend au maximum 30 m.
Inutile de dire que je n'ai pas eu le courage de repartir affronter une circulation démente pour poursuivre la traversée de Paris.
J'étais particulièrement furieux et dépité.
Pour de plus amples informations sur le sort des conducturs de train, j'aurai souhaité joindre à ce blog un diaporama que des esprits informés et avisés m'ont transmis. C'est édifiant !(Malheureusement mes compétenxes techniques ne sont pas assez pointues).
Calamiteuse fin de semaine sportive et sociale !
Le lendemain, nous avions la garde de notre dernière petite-fille.
Cela console de beaucoup de choses !
Francis Girault