2. De la générosité publique
J'ai participé à deux manifestations du Telethon .
On reste confondu devant tant de dévouement et de générosité. Ceci confirme une fois de plus ce que j'observe souvent: 90% des gens sont plus que bien et prêts à répondre positivement à tout appel fondé.
Malheureusement la plupart des lois et règlements sont faits pour contenir les 5 à 10% de déviants sociaux (qui ne sont toutefois pas toujours les mêmes). De plus, les médias, sauf exception, mettent plutôt en avant ces mêmes déviances, plus vendeuses que la vertu qui consiste à assurer pour sa part l'ordre de chaque jour.
Et pourtant si nos sociétés avancent vaille que vaille, c'est bien grâce à cette bonne volonté collective.
Ce n'est pas le moindre mérite du Telethon de nous rappeler une fois par an ce côté positif et gratifiant de notre société.
3.De l'effort à venir
La préparation des budgets pour 2008 se poursuit.
M'apparaît de plus en plus la montée des contraintes de tous ordres.
Progression des coûts: énergie, alimentation, multiplication des normes imposées aux services gérés par les collectivités territoriales, accroissement des droits opposables au...Aujourd'hui le logement, demain la petite enfance.
Tout ceci sur fond de stagnation économique et de hausse des coûts d'intérêts.
Le grand jour de la remise à l'heure des pendules approche. Il faut accepter l'idée que collectivement nous vivons au-dessus de nos moyens à tous les étages.
Nous ne ferons pas l'économie d'une remise à plat, comme avant nous l'ont fait nos voisins.
Ce n'est pas si terrible que cela. Il ne faut pas avoir peur de faire des efforts d'adaptation. Un peu de jeûne ne nuit à personne. Et ensuite, on repart d'autant mieux que l'on s'est allégé de vielles habitudes couteuses aux quelles on n'est finalement attaché que par réflexe de déjà vieux.
Mais pour cela il faut accepter une part de risque, une part d'aventure et non la recherche de la situation consolidée et abritée dans laquelle on cherche à obtenir que, mécaniquement, demain soit mieux qu'aujourd'hui.
Une récente conversation avec deux jeunes récemment m'ont fait comprendre que ce "nirvana" modèle réduit continue pour certains à être le "nec plus ultra" d'une société aboutie.
J'ai tenté de leur faire comprendre quer ce n'est pas ça, la vie et que ce modèle ne fonctionne nulle part. Quand il tente d'exister, il génère des insatisfaits chroniques voire des aigris.
La marche en avant et donc la prise de risque (raisonnée s'entend) demeurent les véritables moteurs de notre temps.
Les temps à venir vont nous le rappeler.
L'audace ne résidera pas tant dans des projets nouveaux qu'à trouver de nouvelles organisations et moyens pour d'abord maintenir l'existant et, si possible, continuer à progresser.
C'est ce à quoi, nous avons commencé à travailler pour 2008 au niveau de la commune, de la communauté de communes et du pays.
Le principe de réalité, déjà évoqué, s'il conduit à l'effort, ne mènent jamais aux désillusions.
Francis Girault